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voyage

Admirez la transition subtilement amenée avec le précédent billet où j’évoquais déjà la chanson de Springsteen. Ma mère le mettait en boucle avec Nina Simone à un moment, ce qui fait que je connais presque par cœur leurs chansons. Il y a pire comme éducation musicale.

Parfois, il y a des billets qui s’écrivent sans difficulté. Ça n’a pas été le cas pour les billets que je comptais écrire, dès août 2011, à propos de mon voyage aux États-Unis. J’ai laissé les brouillons dans un coin, sauf un, en me promettant de m’y remettre et finalement j’ai laissé beaucoup de temps couler, jamais satisfaite du résultat. Et puis plus le temps passe, plus je me demande si ça intéresse (encore) quelqu’un. Peut-être pas. Mais ce n’est pas grave, je me lance quand même.

“Tu y feras des rencontres inoubliables et forgera des amitiés qui dureront pour la vie.” Non, il ne s’agit pas des États-Unis. Cette phrase, à l’allure prophétique, s’appliquait à l’hypokhâgne et la khâgne. Comme toutes les prophéties, celui qui énonça celle-ci omit soigneusement de préciser que le chemin serait semé d’embûches. Sans doute souffrait-il d’illusion rétrospective ou du syndrome post-prépa. Toutefois, il n’avait pas tort. Des rencontres inoubliables, j’en ai fait. Là-bas, je me suis liée d’amitié avec Cassia au point d’aller la rejoindre aux États-Unis cet été. Un coup de tête que je ne regrette pas.