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embryon de réflexion

Avec les préparatifs du voyage, la préparation au B2 d’allemand (et il vaudrait mieux que je potasse ma grammaire et mon vocabulaire plutôt que d’écrire un billet, mais passons !) et ma plongée dans l’univers de Westeros (Game of Thrones roxxx !), j’ai assez peu pratiqué mais j’ai beaucoup réfléchi photo. D’abord parce que je ne voulais pas rater l’occasion de prendre de beaux clichés aux États-Unis (L’éternel dilemme : que prendre avec soi ? Le reflex et tout l’attirail ou simplement le S95 qui ne s’en sort ma foi pas mal du tout.), ensuite parce que j’étais en train de me mettre inutilement la pression avant le concert d’une amie qui m’avait demandé de prendre quelques photos en l’absence de son copain photographe bien plus aguerri que moi, notamment en photo de concert et enfin parce que je continue à lire assidûment mais silencieusement les blogs parlant photo (merci Google Reader !) Commençons donc avec un paquet de liens. Chez Anne-Laure (Au Présent du Subjectif) : Photo-diary - 6 mois  : Je vais m’y mettre, c’est certain. Mais quand… Minimalisme graphique : une belle leçon de composition. L’intention et l’interprétation Tutoriel : Fond blanc Chez Laurence (Photo-folle). Je dirai tous les (plus ou moins) récents billets (allez jeter un coup d’œil à ses expérimentations également) avec comme coups de cœur : Perdu, j’t’ai vu Accident dramatique Chez Jacques Philippe (Because it’s there) : Walk Dans la catégorie “découvert après tout le monde” (personne n’a dû remarquer mais j’ai réorganisé mes liens, youhou !) : je suis tombée sur le blog de Christelle (Christelle is flabbergasting), beau site culinaire et sur Culinographie, résultat d’une coopération entre Christelle, My little fabric et Carnets parisiens et qui semble très prometteur pour tous ceux qui s’intéressent à la photographie culinaire (me semble également qu’Anne-Laure a distillé de très bons conseils sur le sujet sur son blog). Et maintenant, plongeon dans les méandres de mes modestes et verbeuses réflexions et constations.

Mes a priori sur l’art contemporain remontent à mes cours d’art plastique de collège lorsque j’ai découvert, par l’intermédiaire d’une prof excentrique et tyrannique, le travail de Marcel Duchamp ; souvenir traumatique qui longtemps m’empêcha d’entrer dans un musée d’art contemporain sans penser sarcastiquement à un urinoir ou à une roue de vélo sur un tabouret qu’un imposteur, habile rhéteur, avait décrétés œuvre d’art. Une vaste imposture, semblable à celle des deux escrocs du conte d’Andersen, Les habits neufs de l’empereur ; voilà ce que je pensais encore récemment. Je n’ai pas eu de révélation depuis mais j’ai appris à mettre mes préjugés de côté, bannir la phrase « N’importe qui aurait pu faire la même chose… », chercher à comprendre l’intention de l’artiste et/ou laisser mes sens l’emporter sur la raison. C’est donc avec une curiosité non feinte que je suis rendue à l’exposition d’Edo Murtić, artiste peintre croate, au musée d’art contemporain de Zagreb.