Réalités alternatives

Exubérance kawai

Yume Lion - Foule

Yume Lion - FouleToujours dans ma lancée “je cultive mes neurones et mes connexions synaptiques” (ce qui implique moins de temps derrière l’ordi :( ), surtout lorsque l’entrée est gratuite, je suis allée faire un tour au Château [1] voir Murakami Versailles.

Le Versaillais gronde, le Versaillais est mécontent. Il en faut aussi peu pour me décider (la gratuité a fortement fait pencher la balance, avouons le) à aller observer les œuvres de Takashi Murakami chez le Roi Soleil. Après tout, ça fait un bail depuis ma dernière visite. Si c’est inintéressant, il me restera toujours l’option lecture/sieste/bain de soleil au bord du Grand Canal. Et puis ça sera l’occasion de passer chez Bigot prendre une tradi’ [2]

De l’art contemporain exposé à Versailles, moi-même je n’étais pas spécialement enthousiaste (et pourtant, je trouvais l’argument de la confrontation des œuvres et des époques pas bête du tout à l’époque déjà, mais je n’étais pas convaincue que dans la pratique la chose fût stimulante pour l’esprit) et je ne tiens pas plus que ça au Château. Je n’ai pas vu l’expo Jeff Koons par flemme sans doute… ou parce que c’était payant à l’époque peut-être, donc je ne sais pas si elle était réussie et convaincante (j’ai du lire des articles/billets dessus mais je ne m’en souviens pas :/) mais je n’étais pas prête à “perdre” un après-midi pour aller voir de l’art contemporain, trop souvent synonyme pour moi, à du n’importe quoi (en peinture et sculpture, je suis ignare et prompte aux jugements hâtifs burarum).

Serait-ce la preuve d’une lente évolution intellectuelle ou seulement mon affection pour le Japon et le kawai ? En tout cas, je suis partie avec des a priori oscillant entre neutralité et bienveillance (ce qui est un bon début !).

Inutile de vous dire que beau temps est égal à énormément de touristes à Versailles, mais si on ajoute à ça, gratuité pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans de l’UE et artiste populaire japonais, on obtient une foule trop compacte pour apprécier l’exposition à sa juste valeur [3].J’ai donc sans doute raté une partie de l’expo et je pense peut-être revenir en prenant un audio-guide histoire de comprendre la démarche de l’artiste parce que j’ai bien accroché à son univers aux airs d’Alice au Pays des Merveilles et que j’aimerai avoir plus de temps de réfléchir aux choix qui ont motivé l’artiste à mettre telles œuvres à tels endroits.

Notes

[1] Le seul, l’unique, le vrai (et le tout clinquant ou bling-bling désormais…) à côté duquel tous les autres ne sont que des “sordides masures”, je veux bien sûr parler de Versailles.

[2] L’appel du ventre. La vraie force. Come to the dark side, we have cookies. Hmm, je m’égare ^^

[3] Je n’ai pas pu m’empêcher de tiquer quand j’ai entendu une mère expliquer à son enfant que Louis XIV s’était fait décapiter parce qu’il était très méchant. « Louis XVI ! Louis XVI !! Et comment voulez vous que votre gamin s’en sorte si vous lui dites des bêtises… » aurais-je voulu crier. Et puis c’est quoi cette manie de parler “débile” aux gamins ? Et après, ils s’étonnent qu’ils n’ont ni vocabulaire ni sens de la nuance… Hmm je ferme ma parenthèse ^^ Sans oublier cette femme qui s’exclame dédaigneusement « Oh mais c’est Pokémon, dites donc ! »… Ah, les gens ! Je ne m’en lasse pas.

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The Road (John Hillcoat)


The Road
D’habitude, je laisse toujours La Dame faire les critiques de cinéma, parce qu’elle le fait bien mieux que moi et que ce n’est absolument pas la chose que je préfère Mais comme apparemment elle est toujours SRF (Ça fait un bail que ce n’est plus le cas), je me lance dans cet exercice inhabituel pour moi (pour rappel, je n’ai fait qu’une ou deux critique de film depuis que je tiens un blog).

Malgré le froid, j’ai accepté de sortir de mon cocon douillet et chaud pour aller voir The Road parce que je n’avais pas besoin de faire des km pour aller le voir en VO et, soyons honnête, parce que j’avais envie de voir Viggo Mortensen et que je n’ai pas le courage de me lancer dans la lecture du roman de McCarthy (surtout depuis que j’ai décidé d’arrêter de lire les traductions des œuvres anglophones. Je ne regrette pas ce choix, mais certaines œuvres restent quand même assez coriaces à lire en VO, du coup je lis beaucoup moins vite et j’ai une petite pile de bouquins qui n’attendent que d’être ouvert.) par manque de temps et aussi pour ne pas déprimer encore plus.

So on The Road we go… (attention spoilers, pas pu éviter…)

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Slava's Snowshow - Théâtre Monfort

Pendant ces vacances éreintantes physiquement où mon cerveau se met en veille, je n’ai pas pu faire grand chose à cause des grèves de transport qui m’ont empêchée d’aller voir Avatar en 3D Imax (pour le même prix qu’une salle 3D pas forcément exceptionnelle) et d’aller faire un bisou à Mickey, mais j’ai quand même réussi à aller à Paris voir le Slava’s Snowshow au Théâtre Monfort.

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Kushiel : La Marque, Jacqueline CAREY.

S’il y a une chose que je redoute le plus, c’est qu’on m’offre un livre de fantasy (souvent choisi à cause de la quatrième de couverture ou de l’illustration par des proches n’ayant pas lu le livre), à cause des innombrables “merdes” et médiocrités que l’on recouvre sous cette appellation aux vertus philosophales. C’est pourquoi, lorsque j’ai eu le 1er tome de la trilogie de Jacqueline Carey (auteur américaine) entre les mains, j’étais loin d’être enchantée…

Mais, combien de fois faudra t-il le répéter, on ne juge pas un livre à sa couverture ou plutôt ici à son illustration. “C’est pourquoy fault ouvrir le livre…

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