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Paradise Regained ?

A côté de ce malaise, il y a de très bonnes surprises.

  • Le cours de littérature : Le prof est vraiment passionné et très bon. Nous ne sommes que 4 en cours. Je découvre la littérature croate et c’est superbe. Mardi, j’ai étudié un poème du Baudelaire croate, Antun Gustav Matoš, et moi qui n’aime pourtant pas vraiment la poésie, je l’ai trouvé très beau et fort ce poème. J’essaierai d’en parler plus en détail et de le présenter, mais il faudrait traduire et trahir alors.
  • Le cours de grammaire : Hé oui, aussi étonnant que ça semble, la linguistique, c’est vraiment intéressant. Ça oblige à toute une réflexion sur les mots, leurs usages, leurs sens, le langage en général. J’ai peur que l’on ne soit bientôt abreuvé de termes techniques et barbares, mais pour l’instant je trouve que ça donne un nouvel éclairage particulièrement utile sur l’usage de la langue anglaise. Fascinant à étudier mais à petites doses parce qu’après vive les prises de tête… J’ai passé des heures à me demander si tel procès était une action ou une activité…
  • Histoire de la langue : Inconcevable que je ne prenne pas cette option ! C’est dur et ingrat, mais étudier le vieil anglais, c’est un vieux rêve. J’adore le prof de CM (cours magistral), encore plus depuis mardi dernier quand il a mentionné Tolkien and The Lord of the Rings en nous le recommandant chaudement (en anglais bien sûr) si on ne l’avait pas encore lu. Depuis, je lui voue un immense et profond respect : enfin un prof sensé ! En même temps, en tant que prof d’histoire de la langue, il se devait de rendre hommage à Tolkien, non ? Étudier le vieil anglais pour la geek profondément attardée que je suis, c’est plonger un peu plus dans l’univers de la Terre du Milieu. Je ne connais pas encore assez de vieil anglais, mais la sonorité rappelle la langue parlée par les Rohirrims. Et de toute façon, les mots font rêver. Pourquoi ils ont oublié ces mots les Anglais ? Aucun goût !

Un jour, peut-être que je saurai déchiffré Beowulf…

Allez, y’a peut-être moyen de s’amuser en fac :)

6 commentaires

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Un cours de vieil anglais, mais qu'est ce que je t'envie !

Pour revenir sur ton coup de déprime, je réalise la chance que j'ai eu de n'avoir jamais connu la fac qui déshumanise. Celle que j'ai fréquentée et que je fréquente toujours (depuis 8 frakking longues années) est le prototype de la petite fac de province, où les profs connaissent le nom de leurs étudiants et sont dispo pour leur donner un coup de main ou recueillir leurs jérémiades le cas échéant.

Concernant tes questions sur l'avenir, l'opportunité des choix que l'on peut faire tout çà, rassure toi (ou pas), on continue à s'en poser très longtemps. C'est même plutôt sain. La fac a tendance à être un cocon assez exaltant, où l'on fonce tête baissée dans des cadres de recherche ou des formations sans parfois prendre le temps de relever la tête pour se demander si on n'est pas en train de foncer droit dans le mur.

C'est précisemen ce que j'ai failli faire jusqu'à ce que je change de fac et donc que je prenne du recul vis à vis de ce que j'étais en train de faire. Quand j'ai vu les autres doctorants me dire avec de grands sourires béats qu'ils seraient archéologues à la fin de leur thèse et qu'ils vivraient de leur passion, j'ai compris qu'il y avait un problème quelque part.
Voilà pourquoi, après plusieurs mois de torture psychologique, j'ai pris la décision de m'éloigner quelques temps de la recherche, le temps de me consacrer à une formation professionalisante.

Une décision pas facile à prendre mais dont je suis maintenant sûre.
D'autant que je sais que je ne pourrai pas laisser tomber la recherche et que je reviendrai à la thèse, parce que je ne veux pas laisser ce truc en suspend.
Et je suis d'autant plus sûre d'y revenir que je la reprendrai sans pression et dans un esprit serein, sachant que ma vie n'en dépendra pas non plus.

Règle numéro 1 dans la recherche (si jamais tu te lances dans cette voie) : rester cool.
Règle numéro 2 : prendre du recul.

La Dame

Le 23 octobre 2009 à 16:28

2

Merci pour les conseils :)

Je ne sais pas encore si je vais faire de la recherche en anglais (même si le prof de vieil anglais nous lance des idées de mémoire assez intéressantes, mais bon je me vois pas faire le parcours de Tolkien), ça sera plus certainement quelque chose concernant l'Union Européenne et orienté si possible Balkans & pays de l'Est.

Donc normalement, concours de Sciences-Po pour un master pro. Ou un master à la fac selon ce qui est proposé. J'ai vu de belles choses en Angleterre, mais les prix des études, c'est un gros frein :/

Le coup de déprime mon médecin l'appelle le syndrome de l'université ^^
Ça doit vraiment être spécifique de Paris, en partie à cause de ça que je voulais aller en prépa à la sortie du lycée. C'est humain, même si la charge de travail ne l'est pas.

Tiens d'ailleurs, ce master pro, c'est sympa ?

Ah et pour le vieil anglais...Je galère, la prof de TD est pas du tout pédagogue et on attaque déjà les textes sans connaître la grammaire. Et d'ailleurs elle est pas du tout facile cette grammaire, heureusement que j'ai fait du latin et de l'allemand et que le croate est presque aussi chiant que le vieil anglais question déclinaison, sinon je crois que j'aurai été vite découragée.

Je me motive quand même, j'aimerai bien pouvoir lire des petits bouts de texte à la fin de l'année.
Et puis, on est geek jusqu'au bout ou on ne l'est pas. Bon, ok, je maîtrise pas encore le sindarin et le quenya...Un jour peut-être, quand je serai bilingue anglais, allemand, croate (parce que c'est pas encore parfaitement le cas). Et que je saurai lire Dostoïevski en russe et déchiffrer des mangas en japonais. Autant dire dans très longtemps :/

Lluciole

Le 25 octobre 2009 à 12:32

3

Si tu trouves du temps et que t'es vraiment intéressée par le vieil anglais, y'a un très bon site : Introduction to Old English.

Très clair, un vrai sauveur ce Baker !

Lluciole

Le 25 octobre 2009 à 12:35

4

Merci beaucoup pour ce lien, je file voir çà de suite !

Sinon concernant le master pro, il est sympa, mais je n'ai plus de vie maintenant : 8heures de cours par jour plus des "junior entreprise" consistant à monter (pour de vrai) un dossier de labellisation pour faire du pays des Rohans (DES, pas DU, hein, tolkiendil ;)) un pays d'art et d'histoire, et une colloque international à organiser pour le Festival Interceltique.

Sans parler des td, des oraux, et de l'actu du patrimoine et de la culture qu'il faut suivre à la minute près (encore heureux, c'est pas l'actu la plus trépidante non plus).

Mais sinon, c'est sympa. Je baigne dans le même bassin que des gens qui lisent Télérama et écoutent France Culture.
Du coup, je me suis retrouvée à faire mon coming out du geekitude l'autre jour, devant un directeur de master médusé au point de me demander une intervention en cours pour la rentrée sur la "sous-culture"...

On ne se refait pas, hein :p (j'ai carrément l'impression d'avoir basculé du côté obscur des freaks dans cette promo, mais bon, je serre les dents ^^)

La Dame

Le 26 octobre 2009 à 19:40

5

Je ne sais pas si tu as touché au vieil islandais/vieux norrois/old norse mais c'est vraiment intéressant, non seulement comme langue en soi mais également pour la littérature qui s'y rapporte et dont Tolkien a tiré beaucoup de choses.

Il y a un site d'introduction très bien fait http://notendur.hi.is/haukurth/nors...

Bonne continuation !

Guyome

Le 22 décembre 2009 à 12:47

6

Je me disperse un peu partout alors je ne sais pas si j'aurai le temps d'apprendre le vieux norse.

Notre prof d'histoire de la langue nous en a parlé et je savais aussi que Tolkien s'en était inspiré. Malheureusement, je n'ai pas son talent pour les langues (ni le temps), mais je jetterai un coup d'œil.

En tout cas merci beaucoup pour ce lien, je le note, il va de suite dans ma pile de projets.

Lluciole

Le 22 décembre 2009 à 22:15

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