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Paradise Lost ?

En juin, j’étais sûre d’avoir pris la bonne décision.
Non, je ne khûberai pas.

Je voulais partir loin, découvrir le nouvel horizon que représentait à mes yeux la fac, espace rêvé et fantasmé, qui me permettait de tenir à certains moments de la khâgne. Je voulais aussi me prouver que je pouvais survivre en dehors d’un cocon protecteur.
Je ne pensais pas que ça me ferait autant souffrir de perdre d’un coup tous mes repères et que je prendrais mes chimères puériles pour des réalités. Finalement, à 20 ans, je me comporte encore comme une enfant qui rêve d’être une adulte. Ridicule.

Il y a sans doute une part d’idéalisation dans mon souvenir de la khâgne et je vivrais l’année différemment si j’étais khûbe. La vie khâgneuse ne me manque pas vraiment, les blagues so private joke et certains profs exceptés, c’est plutôt que l’anonymat de la fac me pèse.

Je pensais que ça me serait égal. En fait, non. Encore besoin d’une relation prof/élève. A 20 ans…

Avec tout ça, je n’ai pas encore réussi à m’organiser correctement et j’ai l’impression d’être débordée. Apparemment, c’est trop la fac, la prépa Sciences-Po, le permis de conduire, débuter le russe, continuer l’allemand, approfondir le croate, progresser en photo, les amis, mon alter ego, tenir mon blog à jour, lire tous les livres entassés sur ma biblio, suivre les blogs / en découvrir d’autre, apprendre le html et le css (voire le php), visiter des musées, se faire des expos, chercher son style, réfléchir à son avenir, donner des nouvelles à ma famille, etc. Mince, moi je pensais pouvoir faire tout ça en même temps. Il faudrait penser à établir des priorités, il faudrait.

Un début plutôt dur donc, doublé d’une sale crise de remise en question (elles arrivent toujours au bon moment, les garces !) : Est ce que tout ce que j’ai fait a un sens ? Ça mène où ? Et autres bêtises stériles du genre.

Pourquoi j’écris tout ça ? Peut-être parce que transformer mes sentiments en mots permet d’extirper le venin et de mieux penser. Et après tout, je fais ce qu’il me plaît ;)

4 commentaires

1

Khûber n'aurait fait que repousser le problème ; je tâche de m'en souvenir pour ne jamais me poser la question "pourquoi je n'ai pas bicaté ?" d'un ton sérieux, après le "mais qu'est-ce que je fous là ?". Quand on réalise qu'on se fout d'où l'on vient, "où vais-je" se dresse devant nous de façon inquiétante. Débordée, je le suis aussi : tout au plaisir de la réouverture des possibles, j'en aurais presque oublié de compter avec les choix incessants à faire.

mimylasouris

Le 25 octobre 2009 à 19:00

2

Oui, je sais que khûber n'aurait rien résolu. C'est juste tentant de pratiquer la politique de l'autruche : rester dans son lit et oublier tout le reste.

Lluciole

Le 26 octobre 2009 à 20:14

3

C'est ça aussi la joie de la fac (en plus de l'administration foireuse). On est libre, on a envie de faire plein de choses, on met en place 36000 projets mais tout compte fait on a pas le temps Et en plus de ça on a la chance d'être dans des fillières qui servent à rien (à moins de vouloir enseigner) si ce n'est qu'à se se faire plaisir...de vrais égoistes ! ^^

Elodie

Le 29 octobre 2009 à 23:29

4

En ce qui me concerne je suis toujours nostalgique de Hoche. Et SURTOUT (tu l'auras deviné) des cours de Guyon. Je m'en remettrai jamais je crois! ^^

Elodie

Le 29 octobre 2009 à 23:30

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