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22 octobre 2016

Danser à l'Opéra

À 27 ans et epsilon[1], alors que ma cousine me range déjà dans la catégorie « presque vieille », pour l’Opéra de Paris, je suis encore jeune. Consciente que cet état de grâce tarifaire ne durera pas bien longtemps et décidée à voir de belles choses parce que ça fait du bien à l’âme, j’ai pris une des formules d’abonnement Jeune encore disponibles pour découvrir quatre spectacles de la saison 2016/2017.

J’ouvre le bal avec les œuvres de Sehgal / Peck / Pite / Forsythe, quatre chorégraphes de danse contemporaine, domaine qui m’est complètement inconnu. C’est avec un peu d’appréhension et d’incertitude que je suis allée à Garnier[2], en me demandant si le spectacle me plairait.

Métaspectacle

Je ne suis pas arrivée assez tôt pour profiter de l’intégralité de « Quatre œuvres » de Tino Sehgal, performances hors scène en amont du spectacle ; j’y suis à temps toutefois, pour être accueillie par des danseurs, camouflés en ouvreurs, statues figées, que le passage des spectateurs anime soudain et que l’on s’étonne de voir prendre vie sans crier gare, danser le regard espiègle et le sourire aux lèvres et scander mi- timide, mi-amusé Oh, this is so contemporary, contemporary, contemporary! Perplexe et décontenancée, je ne sais pas trop quoi penser de cette performance méta et esquisse un sourire poli aux artistes que je n’ai pas l’habitude de voir si près avant de filer rapidement vers ma place.

Avec un peu plus de recul, je me dis qu’il aurait été amusant d’observer, complice, les artistes à l’œuvre et les réactions des spectateurs. Les œuvres et performances contemporaines me déroutent souvent, parce que, nouvelles, elles proposent une esthétique inhabituelle, que le cerveau n’arrive pas toujours à appréhender. Certaines flirtent également à la frontière de l’imposture, du foutage de gueule, parfois vulgaire et éveillent la suspicion. Le roi ne serait-il pas nu ?

Ici, j’ai été tellement prise au dépourvu que j’ai d’abord trouvé le tout fort incongru, puis amusant au fur et à mesure que je filais vers ma place. Une performance anecdotique peut-être, mais qui, a eu le mérite de me faire réfléchir à des notions que je ne me pose pas souvent (proximité de l’artiste qui évolue, sans cette médiation qu’est la scène, dans le même monde que le commun des mortels ; possibilité d’interagir et d’être partie prenante et d’autres oubliées) et de secouer un peu mes préjugés qui me font penser que je suis incapable d’apprécier l’art contemporain.

In Creases & Blake Work I

Je n’ai pas grand souvenir d’In Creases de Peck et pas beaucoup plus de Blake Work I de Forsythe qui, je pense, ont complètement été éclipsés dans mon esprit par le magistral The Season’s Canon de Pite.

J’ai beaucoup apprécié les deux pourtant et j’avais même peur d’être déçue par la suite à l’entracte, tellement il me semblait que ça pourrait être difficilement mieux.

Le fait qu’il n’y ait ni décor ni costume m’a montré que j’étais capable d’apprécier la danse pour elle-même. Il faut donc croire que je n’aime juste pas les variations, ces passages obligés parfois lourdement redondants, de certains ballets. Oui, Don Quichotte, c’est toi que j’accuse !

The Season’s Canon : la Méduse affrontant les 4 Saisons recomposées

Les 4 Saisons Vivaldi, c’est un de mes premiers chocs esthétiques, gamine. J’ai encore le souvenir très vivace des émotions ressenties. Je ne vous cache pas mon chagrin quand j’ai découvert qu’il servait de musique de répondeur téléphonique[3].

Alors quand j’ai appris à l’entracte que The Season’s Canon se danserait sur des 4 Saisons recomposées (par Max Richter) la gamine encore en moi s’est dit youpi !

Contrairement à mimy, souris balletomane, je n’avais aucune attente et je n’avais rien vu ni lu au préalable. J’en suis bien heureuse, car l’émotion n’en a été que plus forte. J’ai été complètement transportée. Il s’agit pour moi d’une des plus belles expériences de danse et de mise en scène que j’ai eu l’occasion de voir (les mauvaises langues diront que je n’ai pas vu grand-chose).

Le radeau de la Méduse surgit comme une évidence et je suis captivée par ces corps qui donnent l’illusion de ne faire qu’un, par leurs mouvements et les impressions et émotions qu’ils transmettent. Bouleversante, l’œuvre me restera longtemps en mémoire et je vous invite vivement à lire ce qu’écrit la souris à ce sujet.

Après tant d’émotions, difficile de passer directement à la dernière œuvre. Les applaudissements sont extrêmement nourris et ô combien mérités.

Hors scène

Je finis avec Sehgal qui a ouvert et fermé la soirée. Je ne partage pas les avis de ceux qui auraient souhaité que la création de Sehgal se déroule pendant un entracte. Il y a, je trouve, une certaine logique à la placer à la fin, comme si elle ramenait peu à peu le spectateur au réel, tout en évacuant, comme l’analyse finement la souris, le trop-plein d’émotions suscité par The Season’s Canon.

J’ai été emballée (sans titre), qui s’est fait pourtant huer par quelques personnes, qui devraient avoir honte de se comporter ainsi [4]. C’est d’abord un jeu avec les lumières et l’Opéra (scène, les rideaux, les coulisses), au rythme entraînant de la Symphony X d’Ari Benjamin Meyers. Toutes ces strates insoupçonnées et ces différents niveaux que Sehgal fait danser pour nous ! Au charme de la découverte, s’ajoute la surprise de voir ce genre de choses à Garnier.

Les danseurs apparaissent enfin, d’abord loin pour ensuite se répandre sur scène et en déborder, pour rejoindre les spectateurs à tous les étages de l’Opéra. Fin abrupte, nous sommes “oustés” de nos places pour découvrir les danseurs chanteurs, dans le grand escalier de l’Opéra, leurs voix résonnant dans tout le bâtiment. À ces échos se superpose l’amusement curieux de la majorité des gens qui se pressent pour observer les artistes. Une joyeuse et énergisante atmosphère se dégage de l’ensemble.

À la sortie, le spectacle n’est pas fini. Des couples dansent (le tango ?) sur le seuil de l’Opéra. Que de bonheur et de beauté pour une soirée !

Notes

[1] J’ai découvert récemment cette expression empruntée aux mathématiques et je la trouve fort jolie. De même pour l’adjectif epsilonesque.

[2] Je ne me suis pas encore débarrassée de ce sentiment d’être une barbare rustre en territoire étranger lorsque je vais à l’Opéra.

[3] Alors qu’il faudrait plutôt se réjouir d’avoir échappé à la généralisation d’une musique de répondeur nulle et envahissante comme le Papa Pingouin ou le poussin Piu. Ne me remerciez pas. Oh, il me vient soudain une magnifique idée de torture-répondeur téléphonique ! Imaginez, pire que de subir ces chansons, être obligé de les chanter sans faute avant d’obtenir votre interlocuteur !

[4] Je ne comprends absolument pas ce comportement, personne ne mérite ça. Je trouve ça tellement puéril et surtout si grossier…

2 juillet 2016

27

J’ai plein de choses que j’ai envie de vous dire, je ne prends pas souvent le temps de les écrire[1] et je les oublie.

Endométri(ch)ose

D’abord, concernant l’endométriose, c’est presque comme si ça n’était jamais arrivé et ça semble drôlement loin tout ça. Tout se remet doucement en place[2] et la visite d’il y a quelques jours chez ma gynécologue confirme que tout va bien. On va encore se voir pour ajuster des points de détails, mais croisons les doigts, ça ne sera bientôt plus qu’un mauvais et douloureux souvenir - et loin d’être le pire de 2016 !

J’espère bien vous suivre dans le futur pour une grossesse. Il n’y a pas si longtemps, cette phrase et la mention de ma fertilité m’auraient fait bondir. Toute à ma douleur, l’apparente obsession de mes médecins pour la préservation de ma fertilité lors du traitement me révoltait. J’avais juste envie de hurler « JE VOUS PRIE DE REVOIR VOS PRIORITÉS, BANDE DE NATALISTES ! » ou d’autres choses moins polies, mais toujours avec des guillemets français et en Caps Lock accentuées, parce que faut pas déconner, ma vulgarité a des limites.

Sauf que c’était dit avec un si gentil sourire, que je ne me suis pas offusquée[3] et que je me suis même dit que ça serait drôlement pas mal, mais dans une paire d’années hein.

D’ailleurs, sur le désir ou non d’avoir un enfant, j’ai lu un billet de blog qui a pas mal résonné chez moi et je ne me souviens absolument plus chez qui et que j’ai retrouvé grâce à Annso !

Je voudrais des enfants. Éventuellement. Si je rencontre « la bonne personne ». Pas comme un besoin égoïste, ni une manière de m’accomplir, ni une obligation sociale, ni un état à plein temps. Un projet de vie à deux parce que j’ai fini par comprendre ce que signifie pour moi l’idée d’être parent : la transmission des valeurs. (…)
Devenir parent(s) - ou ne pas, Mademoiselle LaNe

Et en passant, le compte Twitter @MereFeministe et le blog Maternités féministes, parce que c’est drôlement intéressant.

+1 : bienveillance & estime de soi

Je n’ai pas envie de tirer de bilan de mes 26 ans et n’en ressens plus (ou moins) le besoin. La vie, fort heureusement, résiste encore à la catégorisation et à la quantification[4] et ne se résume pas, faute de passer à côté de l’essentiel.

Je me suis et ai été secouée un peu rudement de ce que je craignais être un confort étouffant. Et je continue à faire des choix inconfortables, mais qui me semblent être les bons. Heureusement, je suis née sous une sacrément bonne étoile et j’ai la chance de connaître des gens formidables.

J’ai 27 ans depuis bientôt 2 mois (je ne m’y fais pas encore :p) et j’entame désormais cette année de plus avec beaucoup plus de sérénité que l’an dernier, après un gros passage à vide à l’approche de mon anniversaire où je me suis demandée s’il ne valait pas mieux que je disparaisse de la vie de tout le monde[5]. Dans ces moments-là, j’ai appris à solliciter les ami·e·s et les copains, même si c’est de manière détournée à l’occasion d’un On se voit quand ?[6].

Plus sereine donc et plus bienveillante envers moi-même. J’ai arrêté de m’accuser de tout et n’importe quoi ou de me cracher des saloperies au visage. Je suis bien loin d’avoir réglé mes névroses, mais on apprend à se connaître et je trouve que je compose bien mieux avec.

C’est plutôt chouette de vieillir finalement.

TLDR : ce billet ne parle absolument pas du Brexit.

Notes

[1] Un jour, je devrais prendre le temps de rassembler toutes les bribes que je rédige sur mon téléphone depuis 2/3 ans et dans des carnets que j’éparpille.

[2] Les effets du Decapeptyl ont complétement disparu mi-juin.

[3] C’est inenvisageable. D. n’en veut pas. Jamais ! Je serai une mère horrible et c’est trop de responsabilités de toute façon. Foutez moi la paix, je fais des gosses si je veux et pas pour le taux de natalité du pays. Et du coup, rien que pour vous emmerder, j’en veux pas ! Hahaha, vous voilà bien ! Le monde, c’est de la merde et l’avenir est dark and full of terrors !

[4] J’ai en tête bilan comptable et bilan pédagogique et financier. J’imagine avec horreur un monde où on mesurerait et évaluerait chaque seconde vécue à l’aune de l’utilité et du profit.

[5] Parfois, j’ai tendance à dramatiser un peu. Ça se soigne :)

[6] Des énormes bises à ceux et celles qui ont été là pour moi à ce moment là. Et rien à voir, je me rappelle d’une interrogation qu’on avait eu avec Kozlika et Franck sur le point médian sur Mac. Il faut faire Alt + Shift + f !

30 mars 2016

Endométri(ch)ose : hormones

Previously on Endométri(ch)ose.

Spoiler : je vais bien et l’opération s’est passée comme sur des roulettes de brancard.

Il est encore trop tôt pour avoir du recul sur les résultats de la cœlioscopie (J+211), mais j’ai envie de revenir sur le déroulement de l’opération et dans un premier temps, sur mon traitement préopératoire.

En janvier, après avoir essayé pendant 3 mois un premier traitement hormonal plutôt léger, au joli nom de Leeloo, mais inefficace et très mal supporté dans mon cas, j’ai choisi d’être opérée.

Décapeptyl, mon sauveur et bourreau

Pour bien préparer l’opération et stopper complètement les saignements, le chirurgien m’a prescrit un traitement hormonal nettement moins sympathique : une injection de Decapeptyl dont les effets durent environ 3 mois (parfois un peu plus longtemps chez certaines femmes).

En gros, il s’agit d’une ménopause artificielle avec promesse d’absence de douleurs, mais flopée d’éventuels effets indésirables.

Le chirurgien m’a présenté ça comme une routine et je dois dire qu’à ce moment-là je trouvais la solution géniale et les effets secondaires négligeables (il avait surtout évoqué les risques de prise de poids et les bouffées de chaleur).

Je ne me suis donc pas posé de question, jusqu’à ce que je lise la notice tranquillement chez moi et découvre parmi la liste des effets indésirables : « état dépressif ».

D’habitude, je ne me fais pas trop de bile, je sais que les risques sont faibles. Ici, j’ai eu une grosse bouffée de panique. L’idée qu’un médoc peut altérer mon humeur jusqu’à provoquer un état dépressif me fait frissonner à vrai dire. J’ai failli appeler l’hôpital pour avoir le chirurgien et lui annoncer que j’allais pas prendre sa merde, avant de me raisonner et de me dire que suffisait d’anticiper le problème.

Jusqu’à présent, je m’en suis plutôt bien sortie, mais depuis quelques jours, je cumule bouffées de chaleur2, troubles du sommeil et hyperémotivité3. Encore environ 21 jours1 et normalement, les effets du traitement devraient s’achever.

Décapeptyl, un passage obligé ?

J’ai découvert récemment que ce procédé est l’objet d’un débat entre les experts de la maladie.

Les partisans de ce traitement préopératoire expliquent que cela simplifie beaucoup l’opération et que c’est du confort en plus pour le chirurgien et son équipe. Les autres arguent que le traitement rend l’opération plus compliquée et moins efficace, car les inflammations seraient plus difficiles à repérer et donc à éradiquer.

Je trouve intéressant d’apprendre, que ce traitement ne va pas de soi en fait. Je suis un peu déçue d’avoir eu une information partielle lors de ma consultation, mais je ne blâme pas le chirurgien. Il n’allait pas me faire un topo sur l’état de l’art avec le nombre de patientes qu’il doit voir.

J’ai du mal à avoir une opinion pour l’instant. Le blog de l’association de victimes de tous les analogues agonistes GnRH me semble manquer de nuance, mais c’est une voix intéressante, surtout parmi tous ces discours sur l’endométriose où on n’arrête pas de te parler d’infertilité4. Je vais creuser le sujet et croiser des sources pour préparer mon RDV postopératoire avec le chirurgien.

Pour ma part, comme solution temporaire en attendant une opération, j’en suis assez contente parce que je juge que l’absence de douleurs compense largement mes effets secondaires.


  1. 21 jours déjà. 21 jours seulement. Ma notion du temps est complètement chamboulée depuis mon arrêt. Je n’ai pas vraiment vu le temps passer jusque là, mais depuis deux ou trois jours maintenant le temps me semble atrocement long. 

  2. Tu le savais peut-être/sans doute/of course déjà, bouffée de chaleur, en anglais, ça se dit “hot flash”. J’ai appris ça en regardant la saison 3 de Orange is The New Black et j’ai trouvé ça chouette et drôle. Ne me demandez pas pourquoi. C’était la note de bas de page “Magic English” ou apprendre l’anglais en s’amusant. 

  3. C’est usant, pour ceux qui me subissent et pour moi. Et en même temps, une part de moi trouve ça fascinant à observer et presque drôle. Quitte à subir quelque chose et ne pas pouvoir y faire grand-chose, autant essayer de bien le vivre et d’en rire :) 

  4. Je comprends la détresse des femmes qui veulent avoir des enfants et ne peuvent pas. Sauf qu’à force de lire des témoignages sur les grossesses et des articles sur la maladie qui mettent le paquet sur l’infertilité, ça finit par gonfler. Bordel, avant tout, c’est la douleur le problème. Et ne pas pouvoir enfanter, ne pas avoir ses règles, ne nous rend pas moins féminines, réveillez-vous ! Cette fois, c’était la note de bas de page coup de gueule ;) 

22 janvier 2016

Félicité octarine

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Je vous présente Octarine qui semble déjà avoir adopté son nouveau chez soi.

18 janvier 2016

Bonheurs au bout du fil

Donner des nouvelles et en recevoir :

  • appel inattendu d’une amie venue prendre des nouvelles et partager un bout de son bonheur avec moi1 ;
  • appel de 10 minutes, pas plus, je suis fatiguée, mais j’ai la flemme d’écrire un sms et puis installe Telegram d’abord, on peut s’envoyer des gifs animés qui se sont transformées en 104 minutes d’une autre amie pour rattraper le temps qui file.

Ça m’arrive d’oublier combien c’est agréable2.


  1. Je trouve ça tellement chouette les gens capables de transmettre leur joie de vivre et leur énergie. J’espère leur ressembler un peu. 

  2. Surtout lorsque je broie du noir et que je me dis que de toute façon, je suis une misérable loque qui ne manque à personne. 

17 janvier 2016

Propagande, amour et poésie

Je découvre, grâce à l’épisode Poetry of Propaganda de l’excellent podcast The American Life, les campagnes de propagande destinées à démobiliser les combattants FARC de Jose Miguel Sokoloff, publicitaire engagé par le gouvernement colombien.

Le récit est passionnant, le sujet intéressant1 et les anecdotes touchantes. Je vous invite fortement à l’écouter : Act One: Guerrilla Marketing ou à lire le transcript.

Fleur bleue, c’est l’histoire d’amour heureuse entre ce jeune couple de combattants FARC qui m’émeut tout particulièrement et qui constitue mon petit bonheur du soir.

Pour creuser le sujet, ce documentaire d’Arte : Jose Miguel Sokoloff : la publicité pour la paix ?


  1. La publicité au service de la paix, c’est quand même nettement plus classe que de la pub pour de la nourriture canine

15 janvier 2016

Opération : bonheur durable

Pour mieux comprendre, lire d’abord le premier épisode Endométri(ch)ose.

J’espérais que le chirurgien m’annonce une bonne nouvelle, une troisième option qui serait facile et efficace, tout en sachant très bien que je n’aurais le choix qu’entre :

  1. laisser le bordel interne en paix pour l’instant et continuer à essayer des traitements hormonaux pour calmer les douleurs (sans réussir à les arrêter) et empêcher l’endométriose de s’aggraver ;
  2. opérer pour être durablement débarrassée avec comme contreparties (ça serait trop beau sinon !) : une hospitalisation, un arrêt d’un mois et les éventuelles complications d’une opération.

J’ai opté pour la solution terrifiante, chiante et désagréable sur le coup, mais qui me donne l’impression d’avancer et me semble être la meilleure pour un bonheur durable.

Rendez-vous en avril pour vous annoncer, j’espère, le bonheur que c’est de ne plus avoir mal quotidiennement :)

11 janvier 2016

Fibre de bonheur

Chose désormais triviale pour les plus chanceux, le déploiement de la fibre s’est achevée dans mon quartier en septembre.

Rien que la vue des panneaux « La fibre arrive chez vous » me faisait sautiller de joie et scintiller les yeux. La fiiibre, hiii !

Aujourd’hui, je ne vous dis pas à quel point j’ai contenu ma joie impatiente1 devant le technicien.

Et toute la journée de m’extasier devant toutes ces choses qui vont désormais plus vite.

  • Bonus petit bonheur 1 : jouer avec le tableur2 et se dire qu’il y a moyen de rendre une tâche a priori rébarbative plutôt amusante3.
  • Bonus petit bonheur 2 : j’ai trouvé comment j’allais appeler ma future très bientôt minette4 à moi.

  1. Heureusement, j’étais trop occupée avec mon boulot pour l’emmerder ^^ 

  2. On part de loin, je vouais une franche détestation au tableur, légèrement atténuée par mes cours d’algorithmique en M2. 

  3. À défaut de coder (ça me manque en ce moment, ces heures passées sur les lignes de C ou de Java), je me console avec les fonctions du tableur. Calc, mon futur meilleur ami ? 

  4. Fait qui aurait dû faire l’objet d’un petit bonheur, mais je n’ai pas eu le temps de l’écrire. 

10 janvier 2016

CHAAAT

Ne pas se réjouir trop vite, ne pas se réjouir trop vite, ne pas se réjouir trop vite, ne pas se réjouir trop vite1

JE VAIS AVOIR UN CHAT !

Bonheur quotidien en retard.


  1. Certifié sans copier/coller. 

7 janvier 2016

Où dorment les perruches ?

Il y a quelques mois, je me suis demandée où dorment les perruches1 et puis j’ai oublié.

Lors d’un retour Paris-ma banlieue (un jour, il faudrait que je vous explique pourquoi j’aime tant ces trajets retours en train), toute à ma rêverie ensommeillée, la question a resurgi, inattendue. Un anodin joli petit mystère (pas de ceux qui vous épuisent l’esprit tant que vous n’avez pas la réponse) dont je ne voulais pas découvrir la réponse en cherchant sur le web. Je me suis dit qu’un jour, je tomberai par hasard sur la réponse lorsque j’aurais à nouveau oublié la question.

Hier soir, en rentrant, j’ai découvert des pies endormies (close enough) sur les branches des arbres et j’ai trouvé ça chouette2 beau et touchant (avant d’être un peu flippée3 après avoir rapidement compté le nombre d’oiseaux autour de moi).

Je ne me souviens pas avoir déjà vu des oiseaux dormir à vrai dire. Surprenante cette absence de souvenir, non ?

J’aime énormément ces moments de prise de conscience d’un réel, qui a toujours été présent (combien de fois suis-je passée sans les voir ces oiseaux ?), mais qui apparaît pleinement et soudainement à un instant précis sans explication, comme une évidence.

J’ai découvert où dorment les perruches et ça me rend étonnamment heureuse.


  1. Depuis quelques années, on peut observer un nombre croissant de perruches dans la ville où j’habite et un peu partout ailleurs en Île-de-France. 

  2. Très mauvais jeu de mots combiné à une inside joke, j’étais obligée. 

  3. Un conseil, ne faites jamais voir Les Oiseaux à votre enfant lorsque celle-ci est encore jeune et impressionnable. S’applique également aux autres films d’Hitchcock. 

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