La foire à la photo

Dimanche dernier (désolée, je comptais publier bien plus tôt mais manque de motivation et d’envie conjugué à manque de temps et nous voici), je suis allée au Carrousel du Louvre pour découvrir les expositions de Paris-Photo espérant retrouver le charme et l’enthousiasme éprouvés lors de l’exposition Kertész. C’était sans compter sur la vraie nature de l’événement Paris-Photo qui bien plus qu’un événement culturel est avant tout un événement commercial.

Sous l’œil du badaud s’étalent divers stands représentant des galeries qui présentent leurs photographies sans réelle recherche (du moins c’est ce que j’en ai retenu) ni cohérence. Point de logique de classement thématique à Paris-Photo, il vous faudra vous frayer un chemin à travers les différents exposants pour tenter de rassembler l’œuvre éparpillée d’un photographe. Passe encore s’il n’y avait pas eu ce brouhaha incessant et assourdissant qui empêche l’oil et l’esprit de contempler l’œuvre qu’on lui propose.

J’y ai découvert un pan de la photographie qui me laisse pensive et perplexe. Son versant commercial, le monde des galeries photos et le public fréquentant ce genre d’événement. Je me suis sentie étrangement “out of place”, comme si je n’avais rien à faire ici parmi ces gens si manifestement autres, si manifestement riches, si manifestement connaisseurs. Amoureux de la photographie, je ne saurais le dire. Beaucoup semblaient n’être que des consommateurs, considérant les photographies en imaginant à quel endroit ils allaient l’exposer. Bien entendu, heureusement qu’un tel marché existe pour les photographes, mais je suis peut-être un peu idéaliste, ce n’est pas vraiment comme ça que je me l’imaginais. Le tout semblait si vain à vrai dire.

Néanmoins, j’ai pu retrouver avec plaisir Kertész et certains de ses clichés que je l’ai le plus apprécié lors de l’exposition du Jeu de Paume et d’autres que je ne connaissais pas. Il était toutefois étrange de voir un 8600 euros accolé à la légende La Martinique, le prosaïque concret côtoyer le flou suggestif de la silhouette photographiée. J’ai pu découvrir d’autres photographes, américains notamment, mais aussi, et c’était le thème principal de l’exposition, tchèque et hongrois mais aussi polonais. J’ai été moins impressionnée par la photographie slovène, peut-être parce que moins mise en valeur ou parce que j’étais fatiguée. Je ne me souviens plus du nom du photographe mais un tchèque m’avait particulièrement plu et notamment son travail sur le pont Charles à Prague.

Une impression quelque peu mitigée, j’ai eu quelques coups de cœur et j’ai aimé découvrir des photographies venant d’un peu partout mais je n’ai pas vraiment passé un agréable moment. J’ai trouvé le tout trop fouillis, trop bruyant et assez inégal et en même temps j’ai découvert des nouveaux noms, de nouvelles approches.

Une chose est sûre, c’est que je ne retournerai sans doute pas de si tôt à Paris-Photo ne serait ce qu’à cause de son côté très marchand que je n’apprécie pas et cette foule si fatigante.

Ajouter un commentaire

Lire la politique de confidentialité.
Les champs obligatoires sont marqués d’un astérisque *.

Les commentaires peuvent être formatés avec la syntaxe Markdown Extra.

M’écrire

Vous pouvez également m’envoyer un mail si vous préférez.

Ajouter un rétrolien

URL de rétrolien : https://bribesdereel.net/trackback/187