Réalités alternatives

Antonin Dvořák, Le Jacobin au Théâtre national (Narodní divadlo)

Mon université regorge de belles surprises et outre le club de cinéma, j’ai découvert que nous avons la chance d’avoir un club Erasmus très actif qui se charge de réserver des billets de ballets et d’opéra pour tout étudiant intéressé à des prix incroyablement accessibles. L’Opéra… Hier, pour la  […]

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Rok dábla (L'année du diable), Petr Zelenka

Year of the Devil

Le club de cinéma tchèque de ma fac d’accueil propose chaque semaine une séance de cinéma gratuite. Un chouette moyen, outre la bière, pour découvrir la culture tchèque. Je ne sais pas si je tiendrai le rythme - surtout que j’ai toujours un mal fou à écrire sur un film - mais je compte écrire un  […]

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Le Chat noir, Edgar Allan Poe

Black Cat, 1894 - 1895 by Aubrey Beardsley (1872 - 1898)

Pour m’obliger à lire plus et surtout à faire des comptes-rendus de mes lectures, je participe au défi de Missbouquinaix : “Lire en anglais”. Inscrite en tant qu’anglophone chevronnée, je m’astreins à lire au moins 12 livres en anglais et à en faire un compte-rendu en français. Difficulté supplémentaire rajoutée, je ferai au moins la moitié des comptes-rendus en anglais également.

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Dévoreuse de livres

Cet été, alors que j’essayais de me souvenir des livres que j’avais lu depuis septembre, je me suis rendue compte, après avoir péniblement fait travailler ma mémoire “limitée et défaillante”, que je lis beaucoup moins qu’avant (en ne comptant pas les journaux et tout ce qui est lecture pour les cours) et que mes souvenirs, quand ils sont encore présents, ne sont que des “pâles résumés” de l’œuvre.

J’ai toujours été une lectrice passionnée et impatiente. Plongée très vite dans l’univers de l’auteur, je sympathise avec les personnages ou les déteste, partage leur angoisse, leur joie, leur déception. En bref, tout.
Très sensible, les romans avaient - et ont encore quoique moins - une très forte emprise sur moi. Impossible de me détacher d’un livre une fois entamé et de le fermer. Alors je dévore, je cours jusqu’à la fin, passant en hâte sans apercevoir ces belles tournures de style, ces détails décisifs. Une fois le sprint (ou le marathon dans certain cas) fini, je me dis que la prochaine fois je lirai moins vite, que je savourerai plus.
Et à chaque fois, je recommence à courir.

Ou parfois, je triche. Et je lis la ou les dernières pages du roman. La lecture est alors plus calme et agréable, connaissant l’issue du voyage, je l’apprécie d’autant plus.

Depuis, je me suis forcée à essayer de garder quelques traces de mes lectures. Si possible un billet ou au moins des notes dans un carnet. Au final, beaucoup de notes éparses, hiéroglyphes griffonnés à la hâte, incompréhensibles pour le commun des mortels et bien souvent de moi.

La lecture de la postface de François Ricard dans L’ignorance de Kundera m’a quelque peu rassurée et je me sens moins coupable des mes oublis :

(…) “ce qui constitue l’un des problèmes séculaires du roman : la mémoire limitée et défaillante du lecteur. Lire un roman, en effet, c’est toujours plus ou moins le « dévorer », c’est-à-dire, qu’on le veuille ou non, oublier ce qu’on lit à mesure qu’on le lit, négliger le détail des phrases, des scènes et des pensées, si frappantes qu’elles nous paraissent sur le coup, pour n’en retenir qu’un pâle résumé permettant la poursuite de notre lecture. De sorte que, malgré la meilleure volonté du monde, nous sommes fatalement des lecteurs myopes et distraits.”


Je continue occasionnellement selon mon humeur à noter des bouts de phrases ou les embryons de réflexion qui me viennent à la lecture d’un passage. Elles resteront sans aucun doute éparpillées un peu partout. Des petits bouts sur mes tickets de métro, perdues en marge de quelques pages ou d’autres sur Evernote ou .doc qui trainent sur l’ordi.

Ce que je veux faire par contre, c’est au moins faire un petit bilan de mes lectures. Tous les trois, six ou douze mois, je ne sais pas encore. Ou au fur de l’envie. Ça ne m’apportera sans doute pas grand chose plus tard de savoir que j’ai lu Errance de Depardon en janvier 2012 mais qui sait.

Petite rétrospective donc. Après tout, c’est la période ;)

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A Song of Ice and Fire, G.R.R. Martin

Donner envie sans trop en dévoiler, un art difficile. J’écris en fin de compte très peu de billets sur les livres que je lis. On peut compter les billets consacrés à mes lectures sur une main… Le dernier en date concernait le roman de POC (Donjon de Naheulbeuk). Disons le aussi, je lis beaucoup  […]

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Jouer avec la matière

Expo Edo Murtic

Mes a priori sur l’art contemporain remontent à mes cours d’art plastique de collège lorsque j’ai découvert, par l’intermédiaire d’une prof excentrique et tyrannique, le travail de Marcel Duchamp ; souvenir traumatique qui longtemps m’empêcha d’entrer dans un musée d’art contemporain sans penser sarcastiquement à un urinoir ou à une roue de vélo sur un tabouret qu’un imposteur, habile rhéteur, avait décrétés œuvre d’art.

Une vaste imposture, semblable à celle des deux escrocs du conte d’Andersen, Les habits neufs de l’empereur ; voilà ce que je pensais encore récemment. Je n’ai pas eu de révélation depuis mais j’ai appris à mettre mes préjugés de côté, bannir la phrase « N’importe qui aurait pu faire la même chose… », chercher à comprendre l’intention de l’artiste et/ou laisser mes sens l’emporter sur la raison. C’est donc avec une curiosité non feinte que je suis rendue à l’exposition d’Edo Murtić, artiste peintre croate, au musée d’art contemporain de Zagreb.

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