Réalités alternatives

Danser à l'Opéra

À 27 ans et epsilon[1], alors que ma cousine me range déjà dans la catégorie « presque vieille », pour l’Opéra de Paris, je suis encore jeune. Consciente que cet état de grâce tarifaire ne durera pas bien longtemps et décidée à voir de belles choses parce que ça fait du bien à l’âme, j’ai pris une

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Réalités alternatives

Réveillon à l'Opéra : La Bayadère

À la place d’un réveillon-gueuleton, je me suis offert mon premier ballet de l’Opéra de Paris1, un peu par hasard. Un ballet, des balais ? Mes expériences praguoises m’avaient laissée l’impression frustrante de ne pas être pleinement capable d’apprécier les ballets. Lors de Don Quichotte notamment,

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Réalités alternatives

Lecture numérique, usage et expérience (IV) : ma liseuse.

Retrouvez les premiers billets sous le tag “lecture numérique” de ce qui s’avère être une série de billets plus longue que ce que j’avais envisagé au départ. Ici, un retour sur ma liseuse, la Sony PRS-T1. Révélation(s) La PRS-T1 donc. Et bien d’abord, impressions et premiers retours. C’est fou ce

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Réalités alternatives

Antonin Dvořák, Le Jacobin au Théâtre national (Narodní divadlo)

Mon université regorge de belles surprises et outre le club de cinéma, j’ai découvert que nous avons la chance d’avoir un club Erasmus très actif qui se charge de réserver des billets de ballets et d’opéra pour tout étudiant intéressé à des prix incroyablement accessibles. L’Opéra… Hier, pour la

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Le Chat noir, Edgar Allan Poe

Pour m’obliger à lire plus et surtout à faire des comptes-rendus de mes lectures, je participe au défi de Missbouquinaix : “Lire en anglais”. Inscrite en tant qu’anglophone chevronnée, je m’astreins à lire au moins 12 livres en anglais et à en faire un compte-rendu en français. Difficulté supplémentaire rajoutée, je ferai au moins la moitié des comptes-rendus en anglais également.

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Dévoreuse de livres

Cet été, alors que j’essayais de me souvenir des livres que j’avais lu depuis septembre, je me suis rendue compte, après avoir péniblement fait travailler ma mémoire “limitée et défaillante”, que je lis beaucoup moins qu’avant (en ne comptant pas les journaux et tout ce qui est lecture pour les cours) et que mes souvenirs, quand ils sont encore présents, ne sont que des “pâles résumés” de l’œuvre.

J’ai toujours été une lectrice passionnée et impatiente. Plongée très vite dans l’univers de l’auteur, je sympathise avec les personnages ou les déteste, partage leur angoisse, leur joie, leur déception. En bref, tout.
Très sensible, les romans avaient - et ont encore quoique moins - une très forte emprise sur moi. Impossible de me détacher d’un livre une fois entamé et de le fermer. Alors je dévore, je cours jusqu’à la fin, passant en hâte sans apercevoir ces belles tournures de style, ces détails décisifs. Une fois le sprint (ou le marathon dans certain cas) fini, je me dis que la prochaine fois je lirai moins vite, que je savourerai plus.
Et à chaque fois, je recommence à courir.

Ou parfois, je triche. Et je lis la ou les dernières pages du roman. La lecture est alors plus calme et agréable, connaissant l’issue du voyage, je l’apprécie d’autant plus.

Depuis, je me suis forcée à essayer de garder quelques traces de mes lectures. Si possible un billet ou au moins des notes dans un carnet. Au final, beaucoup de notes éparses, hiéroglyphes griffonnés à la hâte, incompréhensibles pour le commun des mortels et bien souvent de moi.

La lecture de la postface de François Ricard dans L’ignorance de Kundera m’a quelque peu rassurée et je me sens moins coupable des mes oublis :

(…) “ce qui constitue l’un des problèmes séculaires du roman : la mémoire limitée et défaillante du lecteur. Lire un roman, en effet, c’est toujours plus ou moins le « dévorer », c’est-à-dire, qu’on le veuille ou non, oublier ce qu’on lit à mesure qu’on le lit, négliger le détail des phrases, des scènes et des pensées, si frappantes qu’elles nous paraissent sur le coup, pour n’en retenir qu’un pâle résumé permettant la poursuite de notre lecture. De sorte que, malgré la meilleure volonté du monde, nous sommes fatalement des lecteurs myopes et distraits.”


Je continue occasionnellement selon mon humeur à noter des bouts de phrases ou les embryons de réflexion qui me viennent à la lecture d’un passage. Elles resteront sans aucun doute éparpillées un peu partout. Des petits bouts sur mes tickets de métro, perdues en marge de quelques pages ou d’autres sur Evernote ou .doc qui trainent sur l’ordi.

Ce que je veux faire par contre, c’est au moins faire un petit bilan de mes lectures. Tous les trois, six ou douze mois, je ne sais pas encore. Ou au fur de l’envie. Ça ne m’apportera sans doute pas grand chose plus tard de savoir que j’ai lu Errance de Depardon en janvier 2012 mais qui sait.

Petite rétrospective donc. Après tout, c’est la période ;)

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