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3 février 2012

Rok dábla (L'année du diable), Petr Zelenka

Le club de cinéma tchèque de ma fac d’accueil propose chaque semaine une séance de cinéma gratuite. Un chouette moyen, outre la bière, pour découvrir la culture tchèque. Je ne sais pas si je tiendrai le rythme - surtout que j’ai toujours un mal fou à écrire sur un film - mais je compte écrire un billet pour chaque séance.

Comme je suis ressortie de la séance de cinéma enchantée, enthousiaste et les joues endolories à force de rire aux éclats ; ce billet a été, comme je m’en doutais, un réel casse-tête à écrire…

Year of the Devil

““The Year of the Devil” is a film for people who can hear the internal melodies.”
Source : Petr Zelenka ?


Le film est quelque peu déconcertant. Complètement barré serait sans doute plus juste et sacrément diablement enthousiasmant et gouleyant si vous voulez mon avis.

Tourné sous la forme d’un documentaire, le film raconte, avec beaucoup d’humour, les rencontres improbables et incroyables entre Jaromír Nohavica, une star de folk tchèque ; un groupe de musiciens traditionnels spécialisés dans les mariages et les enterrements, un réalisateur de documentaires néerlandais et un compositeur-chef d’orchestre de musique classique/chanteur de rock, Jaz Coleman.

S’il commence de façon assez étrange par des témoignages de combustion spontanée, il reprend sur un registre réaliste avec Jaromír Nohavica qui, poussé par son ami Karel Plihal, décide de soigner son alcoolisme dans un institut spécialisé, où il rencontre Jan Holman qui a décidé de tourner un documentaire sur cet institut ; le film abolit ensuite progressivement la frontière entre réel et fiction en introduisant d’abord des événements incroyables mais encore vraisemblables (l’hôtel qui engage un violoniste pour qu’il joue dans l’ascenseur afin de ne pas payer de droits d’auteurs par exemple) puis des éléments appartenant au surnaturel : fantômes, anges et combustion spontanée.

Le spectateur ne sait plus trop ce qu’il doit croire. Jaromír Nohavica existe bel et bien, de même pour Karel Plihal, le groupe Czechomor et Jaz Coleman ; leur collaboration est par ailleurs avérée.
Vrai, faux, exagération, magie, tout est mêlé pour nous livrer une belle histoire drôle et émouvante sur ces rencontres qui comptent et vous changent, sur l’amitié entre deux personnes, etc.

Une comédie hilarante avec des scènes mémorables et un peu triste à la fois qui pousse à la réflexion, à travers l’alcoolisme de Jaromír ou de Jan mais aussi à travers le mutisme de Karel, repli sur soi et refuge pour fuir le monde qui devient finalement ouverture sur autrui.

L’année du diable, c’est aussi un film rythmé par une musique tchèque pleine de peps, celle de Jaromír Nohavica et du groupe Czechomor, à qui le réalisateur rend un bel hommage.

Un très bon moment cinématographique, une triple découverte et une belle rencontre.

P.S. : Et hop un petit lien vers une des musiques du film.

19 avril 2011

Game of Thrones

Je souffre malheureusement d’une allergie sévère au pollen qui m’oblige à rester cloîtrée à la maison, faute de médicaments, et qui m’empêche de satisfaire mes envies de macro et de piscine [1]. Impossible de réviser dans de bonnes conditions (j’ai craqué au bout du 50e éternuement en l’espace de 5 minutes) alors j’en ai profité pour regarder le premier épisode de Game of Thrones (HBO), adapté de la saga de fantasy A Song of Ice and Fire de G.R.R. Martin, que je n’ai toujours pas lu malgré tout le bien que m’en a dit La Dame.

Du coup, je ne peux pas vraiment juger la qualité de l’adaptation (je réparerai ça très bientôt !) mais j’ai trouvé la nouvelle série que je vais suivre en attendant la suite de Breaking Bad (me reste seulement quelques épisodes de la saison 3) et de Mad Men, les deux bijoux d’AMC, et celle de Misfits (E4) du côté britannique (superbe découverte, merci Cassia !).

J’ai été impressionnée par la qualité des décors et des effets spéciaux (chapeau au générique !) mais aussi par celle du casting. Retrouver Sean Bean est un vrai plaisir et les autres acteurs me semblent bons voire très bons (je trouve la petite Arya toute choupi !). Un premier épisode de présentation qui a réussi le pari de me plonger dans l’univers très rapidement et me faire découvrir rapidement et clairement les personnages. Pour les non habitués de fantasy, ils sont nombreux, personnellement, je n’ai pas eu de mal à retenir les noms et fonctions, mais peut-être que ça vient de mon expérience avec d’autres sagas de fantasy. Oh et je ne suis pas un public difficile, mais j’ai bien aimé la musique aussi !

Comme souvent en fantasy, l’action se déroule dans ce qui ressemble à notre Moyen Age. Contrairement aux clichés liés à la fantasy, pas d’elfe ni de nain (enfin pas à proprement parler), pas de magie (pas pour l’instant) mais à l’horizon, des intrigues politiques et de passionnants jeux de pouvoir pour le Trône formant un jeu d’échecs complexe qui promet. De nombreux personnages forts en perspective, et pas que chez les hommes, bien que les femmes aient la vie dure (aah pauvre Daenerys !)

Non vraiment, ce premier épisode me donne furieusement envie de reprendre ma lecture (je m’étais arrêtée au Prologue lors d’un horrible trajet en bus peu propice à la lecture) ! Je ne veux pas en dire plus parce que je ne veux pas spoiler et que si je commençais, il y aurait vraiment beaucoup de choses à écrire.
Je vous invite à aller voir le site consacré à la série (attention, il y a quelques spoilers notamment quand les acteurs parlent de leur personnage) par HBO. Il est un peu lourd à charger mais vous donnera un bel aperçu.

Notes

[1] Apparemment, allergie au pollen et chlore, c’est le combo gagnant !

22 juillet 2010

To infinity and beyond en 3D

Pixar signe encore un petit bijou qui en 1h30 vous fera rire, retenir votre souffle, verser une larme, sourire, pester contre les méchants.

Quelques spoilers se baladent dans le texte (très peu toutefois et aucune image pour ne pas vous gâcher le plaisir de découvrir le film). Je vous aurai prévenus !

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22 janvier 2010

The Road (John Hillcoat)


The Road
D’habitude, je laisse toujours La Dame faire les critiques de cinéma, parce qu’elle le fait bien mieux que moi et que ce n’est absolument pas la chose que je préfère Mais comme apparemment elle est toujours SRF (Ça fait un bail que ce n’est plus le cas), je me lance dans cet exercice inhabituel pour moi (pour rappel, je n’ai fait qu’une ou deux critique de film depuis que je tiens un blog).

Malgré le froid, j’ai accepté de sortir de mon cocon douillet et chaud pour aller voir The Road parce que je n’avais pas besoin de faire des km pour aller le voir en VO et, soyons honnête, parce que j’avais envie de voir Viggo Mortensen et que je n’ai pas le courage de me lancer dans la lecture du roman de McCarthy (surtout depuis que j’ai décidé d’arrêter de lire les traductions des œuvres anglophones. Je ne regrette pas ce choix, mais certaines œuvres restent quand même assez coriaces à lire en VO, du coup je lis beaucoup moins vite et j’ai une petite pile de bouquins qui n’attendent que d’être ouvert.) par manque de temps et aussi pour ne pas déprimer encore plus.

So on The Road we go… (attention spoilers, pas pu éviter…)

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