Vite vus

Avec la douleur qui revient, j’ai passé plus de temps devant la télé en février à regarder des documentaires.

Buddha in Africa, 2019

Ce documentaire de Nicole Schafer sur un orphelinat/internat bouddhiste au Malawi veut témoigner de l’influence chinoise sur le continent africain.

Voir ces jeunes enfants arrachés à leur culture et à leur langue remplacées par le mandarin, les arts martiaux et les traditions bouddhistes est très dérangeant. Cela rappelle bien entendu les missionnaires coloniaux venus « civiliser » les populations.

Ni malawite, ni chinois, Enock, l’adolescent que l’on suit, vit entre deux mondes radicalement différents et essaie tant bien que mal d’en tirer profit, même s’il n’est pas dupe.

Il finit par partir, contre son gré, poursuivre ses études à Taïwan d’où vient le moine qui a fondé l’orphelinat, poussé par ses deux familles, malawite et chinoise.

Quelque chose manque néanmoins à ce documentaire. Du contexte, une version originale (la VF est assez mauvaise et m’a souvent perturbée) et de la nuance aussi, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver le tout un peu caricatural.

À voir sur ARTE. Sous-titrage disponible.

Dans le sillage des requins, 2015

Un documentaire animalier de 4 épisodes passionnants avec de magnifiques images sur ces animaux encore mal connus et si divers. Les images de ces raies mobula majestueuses jaillissant hors de l’eau ou de ce requin aveugle du Groenland valent le détour.

Rediffusion à partir du 20 mars sur ARTE.

Daria Marx : ma vie en gros, 2020

« Je suis grosse depuis ma naissance. C’est ce qu’on a toujours dit de moi. Je suis celle qu’on a mis de côté, celle qu’on a jugé incapable, celle qui devait toujours en faire plus; je suis celle qui devait changer. J’ai 38 ans. Je suis grosse, pour de vrai. Je n’ai pas changé. Je suis devenue le cauchemar de ceux qui jugeaient ma silhouette d’enfant anormale. Je suis cette obèse morbide diagnostiquée comme malade de la volonté par mes pairs. Je suis très grosse, pas ronde, pas forte, pas voluptueuse, pas pulpeuse. Mon corps est lourd et gras, j’ai du ventre, mes chairs tombent, et pourtant j’existe. Je pousse depuis des années dans le noir, dans l’ombre embarrassée d’une société qui me refuse le droit de prendre ma place ».

Dans ce documentaire percutant, la militante Daria Marx, co-fondatrice du collectif Gras Politique, dénonce la grossophobie qu’elle et ses amis subissent au quotidien.

On s’émeut, on rit, on se révolte et on se questionne.

Un discours nécessaire et à partager largement tant notre société doit évoluer sur cette question.

Disponible jusqu’au 26 avril en rediffusion sur France tv avec sous-titrage.

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