Bribes de 2018

Je n’avais pas l’intention de faire un bilan de 2018 avant de lire celui de Laurence et puis je me suis dit que ça me ferait du bien d’avoir un écrit sur 20181.

Blog : écrire plus régulièrement

Je n’ai pas encore écrit sur les sujets évoqués dans mon long billet de janvier ni ouvert un blog intitulé Notes de bas de page, mais j’ai écrit 21 billets contre 9 en 2017.

  • Des billets personnels, reflets discrets d’une amorce ou un prolongement de réflexion sur mes origines vietnamiennes, la filiation et le racisme, mais aussi la maladie et le handicap.
  • Une série sur mes usages numériques interrompue à la mort de mon grand-père et que je souhaite continuer en 2019.

C’est une petite victoire personnelle et un sacré plaisir d’avoir renoué avec l’écriture.

Je ne me fixe aucun objectif chiffré pour 2019, j’espère simplement que j’aurai (et que je prendrai) le temps d’écrire sur les sujets qui me tiennent à cœur. Je pense à deux longs brouillons écrits avec rage et passion lors de phases euphoriques, le premier sur le tourisme et ses méfaits et le second sur le métissage, le racisme et le privilège blanc.

Contribution à l’accessibilité de projets libres

En parlant du blog, j’ai travaillé à le rendre plus respectueux des normes d’accessibilité numérique.

En corrigeant le thème que j’utilise actuellement (Aspect), mais surtout en faisant mes premières contributions (parfois maladroites ou bourrines2) sur les dépôts GitHub et Bitbucket de Dotclear.

J’ai également contribué modestement sur d’autres projets libres en ouvrant des issues ou en proposant directement des correctifs. Mon humble façon de militer sur le sujet.

Handicap et validisme

L’accessibilité numérique est un sujet politique et citoyen avant d’être un sujet technique. En 2018 j’en suis encore plus intimement convaincue. J’ai continué à enrichir mes connaissances sur le handicap et le validisme.

Trois temps forts de l’année qui m’ont donné de l’énergie, du courage et de la puissance :

Maladies et mort

Je ne veux pas taire les moments difficiles de 2018 parce qu’ils ont de l’importance.

L’endométriose est revenue, elle n’était jamais partie. Je m’en suis débarrassée momentanément4 à nouveau, mais j’ai accepté qu’elle fasse toujours partie de moi.

Mon grand-père est mort à peine quelques jours après mon retour de congés. Son décès a profondément ébranlé l’équilibre familial et m’a bouleversée.

Elle a réveillé des angoisses enfouies et oubliées et fragilisé mes défenses mentales. Les crises d’angoisse et la dépression ont ressurgi. J’en sors doucement et j’ai quelques pistes à étudier pour 2019.

Plantes en abondance

J’ai commencé avec une petite Aloe et je suis désormais à la tête d’une fière armée de monstroplantes. Mince, je viens de dévoiler mon plan pour vaincre le patriarcat et abattre le capitalisme !

M’occuper de mes plantes me procure douceur et apaisement. C’est une joie sans cesse renouvelée de les voir vivre et grandir.

Rencontres internationales de harpe celtique à Dinan

J’ai profité plus pleinement cette année de ces quelques jours dédiés à la harpe celtique.

J’ai été particulièrement touchée et inspirée par les artistes rencontrés : Corrina Hewat, Tristan Le Govic, Nadia Birkenstock et Leonard Jacome.

Je suis heureuse d’avoir eu l’occasion d’avoir pu échanger avec eux et de les avoir eus comme profs. Je pense que leur influence sera durable sur ma pratique de la harpe et je leur en suis très reconnaissante.

Pour retrouver cette richesse au quotidien dans votre apprentissage de la harpe celtique, je vous recommande toujours aussi chaudement ma prof, la géniale et talentueuse Lucie Morice.

Fière et forte

En m’y replongeant, je me rends compte qu’il s’est passé tellement de choses en 2018 qui ont contribué à me faire grandir et à me renforcer sur le plan personnel et professionnel.

Avec le recul, je suis fière de ce que j’ai accompli et de ce que je suis devenue5.

Je suis toujours fragile, mais je suis aussi plus forte6 et plus sûre de moi (de mauvais esprits diront que ce n’est pas bien difficile).

Chaque année, j’aborde plus sereinement la nouvelle année à venir.

2019 a une saveur particulière. Je vais avoir 30 ans. Je ne pensais pas que ça correspondrait à une étape signifiante dans ma vie, mais ça en prend la tournure.


  1. J’ai plus de 4000 photos à trier rien que sur l’iPhone avec presque au moins une photo prise par jour. Mon téléphone est à la fois un outil photographique, un aide-mémoire, un déversoir d’émotions et un calepin visuel. 

  2. Rappelons ici que je ne développe pas et que je n’intègre pas non plus. 

  3. J’y ai eu également l’occasion de discuter brièvement avec Grace Ly et Rokhaya Diallo et de balbutier des remerciements timides à Marina Carlos avant de m’enfuir. Il faudra que je vous reparle de ces femmes si inspirantes ici ! 

  4. L’opération a été beaucoup moins lourde que la précédente, mais j’en garde un sentiment plus mitigé avec un souvenir extrêmement douloureux de l’anesthésie. 

  5. L’ironie, c’est qu’il y a deux jours, j’étais au fond du gouffre. J’étais alors la nullité incarnée

  6. Cette force je la tire notamment des nombreuses femmes qui peuplent mon quotidien. 

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