Lecture numérique, usage et expérience. (III)

Retrouvez les premiers billets sous le tag “lecture numérique” de ce qui s’avère être une série de billets plus longue que ce que j’avais envisagé au départ et que du coup, j’envisage de remanier un peu un jour parce que je n’ai pas pris le temps de me relire [1]. Vous pouvez également commencer directement ici, ce troisième billet étant quasi indépendant des deux premiers.

Tentation

Les premières liseuses ou e-readers sortent. Je suis tentée mais je ne considère pas le marché prêt. Et puis surtout, elles font pâle figure ces liseuses. Elles me rappellent nos vieilles ardoises magiques. Les élégantes sont hors de prix. Je suis tentée mais je ne cède pas. Des fonctionnalités annexes qui m’intéressent ne sont pas au rendez-vous et le prix est un sérieux frein.

Entre temps, Apple sort l’iPad. Avec le succès qu’on lui connaît. Vous vous rappelez les rumeurs de l’époque ? Une tablette à 1000 euros qu’on pensait que ça serait. Un gadget, un bide selon certains sur MacG. Je ne sais pas trop quoi penser. L’iPad est un magnifique objet/jouet/outil et un peu un OVNI à sa sortie annoncé comme sauveur de la presse par cette même presse. Mais, l’écran rétroéclairé n’est pas, et de loin, aussi confortable, pour une personne qui lit comme moi quasiment toute la journée, que le papier ou l’encre électronique e-ink. Dommage. Comme beaucoup, je rêve d’un iPad identique en tout point mais avec technologie e-ink en plus.

Quelques précisions à ce sujet et j’insiste dessus en tant que myope. Vous ne vous rendez même pas compte à quel point votre vue est précieuse. [2]

L’e-ink, c’est loin d’être juste du marketing du côté des fabricants de liseuses. On peut avoir l’impression que l’écran rétroéclairé n’est pas si fatigant que ça. Et ce n’est pas entièrement faux si votre écran est bien réglé. Sauf que généralement, on a tendance à le garder trop lumineux. Je sais que c’est mon cas par exemple

Vous voulez mon secret pour passer en moyenne plus de 12h/jour à lire et écrire sur mon écran qui ferait presque bronzer ? Bon, vous le répétez pas, juré ? J’ai subi un entraînement intensif au sein des services secrets yougoslaves pour ne pas être déstabilisée par les fortes lumières des interrogatoires. Fatigue oculaire importante entraînant baisse de la vue temporaire (heureusement !), obligation d’aller chez l’orthoptiste pour rééduquer ces yeux devenus flemmards à force de fixer l’ordi.

Vous ne pouvez pas savoir combien l’e-ink m’a changé la vie (grosse économie de papier surtout !). Ça et de nouvelles habitudes également. L’ennemi, ce n’est pas tant l’écran que l’environnement dans lequel vous travaillez. Ne bossez pas dans des endroits mal éclairés. Ça tombe sous le sens mais on est plein à ne pas éclairer assez. Et rigolez pas hein, je m’oblige à jeter des coups d’œils sans bouger la tête autour de moi pour forcer mes yeux à travailler et éviter de fixer l’écran trop souvent. Et je m’astreins à avoir des phases de frappe sans regarder l’écran mais le clavier.

Ça vaut ce que ça vaut. Le mieux serait encore de faire des pauses mais ce n’est pas toujours évident.

Hésitation

Quelle liseuse l’emportera ?

Évolution technologique et baisse des prix. On y est !
Je n’accroche pas au look de la Kobo [3]. La Kindle et la non gestion native des epubs me refroidit sans compter le précédent doucement ironique du roman 1984 d’Orwell - j’entends bien Amazon n’avait pas le choix et se trouvait dans l’obligation de supprimer l’ebook acheté.

Reste qu’il est hors de question de laisser le constructeur de ma liseuse toucher à son contenu. Je pleurerais de rage s’il décidait de supprimer un livre sur lequel je travaille en ce moment pour mon mémoire, non seulement parce que je n’aurais plus accès à un livre que j’ai acheté au même prix que sa version papier et que toutes mes annotations [4] seraient irrémédiablement perdues et qu’elles m’appartiennent. It’s mine. My own. My precious.

Restaient la Cybook Odyssey de Bookeen au nom évocateur joliment choisi ou la Sony PRS-T1 au nom… cryptique pourri, disons le sans détour, et puis facile à retenir surtout… Toutes deux élégantes. Toutes les deux au même prix si on ne voulait pas de la surcouche Virgin.

Et la gagnante est… la PRS-T1 ! La quoi ? La PRS-T1 voyons ! La quoi ? La Sony ! Aaah, la PRS-T1 !

Je vous passe le pourquoi du comment technique, vous trouverez ça partout (et pourquoi pas sur le forum lire-numérique). Sachez seulement qu’il n’y a pas de mauvaises liseuses en soi. La mauvaise liseuse, c’est celle qui ne répond pas à vos besoins et à votre cahier des charges. Bien sûr, c’est toujours rassurant ou inquiétant et intéressant de lire le retour des utilisateurs mais au final, vous êtes tout de même censé mieux connaître vos besoins que les autres et surtout, ils ne peuvent pas choisir pour vous.

Notes

[1] C’est mal et je laisse sans doute m’échapper des fautes. Je passerai un petit coup d’Antidote dès que possible. En même temps, il faut bien comprendre que ces billets n’ont aucune prétention (je ne suis pas spécialiste du numérique, de l’édition, etc.) que celle de pouvoir peut-être aider une âme en perdition ici et que mon blog est un peu le lieu où je relâche la pression et oublie les conventions universitaires.

[2] Pas encore 23 ans et déjà maman poule… ;)

[3] Mais les fonctionnalités semblent impec’ et elle a un large choix de polices d’écriture.

[4] Je ne peux pas évoquer les annotations - sujet ô combien passionnant - sans vous renvoyer sur le site de SoBookOnline.

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