Flip-flops syndrom

Flip-flops

«Yesterday, all my troubles seemed so far away» and I felt fine. [1]

Depuis, le retour de la fatigante routine de la banlieusarde maison - train/RER/métro - fac - métro/RER/train - maison sous la grisaille/pluie et la rentrée bien musclée à Paris III en Études européennes [2] ont eu raison de ma lutte pour garder ce souvenir d’été que sont les tongs, meilleurs alliés de ceux/celles qui aiment vivre nus-pieds mais qui ne veulent pas d’une voûte plantaire à la Hobbit (c’est-à-dire aussi dure qu’une vraie semelle pour les incultes).

Je ne sais pas pour vous, mais je ne me sens jamais aussi libre et légère qu’en tongs ou nus-pieds [3]. J’aime pouvoir les retirer aisément pour être chatouillée agréablement par les brins d’herbe, sentir le contact du sable ou des galets sous mes pieds, plonger mes orteils dans l’eau de rivière ou de mer ou parce que je reste une fille de la ville (born and raised), marcher sur le bitume chaud et disposer d’une arme potentielle.

Dans mes jolies Birki’s, entre sandales et tongs, j’avais l’impression de ne pas savoir où mes pieds pourraient me mener [4], comme si j’allais faire le tour du monde, envahir les États-Unis ou plus proble partir voler un dragon avec une bande de vieux nains. Cette simplicité au quotidien, ce côté décontracté un poil baroudeur (ou touriste allemand, je le concède ;)) et m’en-foutiste de l’élégance me manquent terriblement.

D’autant plus que je n’ai pas encore trouvé leurs alter ego hivernales qui auront la dure mission de remplacer mes vieilles Vans, voire de les dépasser en étant à la fois confortables, de qualité et capables de supporter un quotidien rude et mon manque d’entretien mais aussi un poil plus féminines et moins rétives au port de (mini)jupes, shorts et robes. Et bien entendu, idéalement, accessibles (mais la, je rêve).

Et pour me faire pardonner de parler chaussures [5] et parce que j’ai évoqué les États-Unis, je voudrais vous parler d’un très chouette blog tout neuf que j’ai le plaisir d’héberger (et une corvée en plus !) d’une kamarade de khâgne passée de l’autre côté du miroir et amie qui a la chance amplement méritée (quoique :d ) d’être pour un an à l’Université de Pennsylvanie à Philadelphie.

Parce qu’elle n’est qu’une sale flemmasse prend ses photos avec un argentique, le blog n’est pas encore illustré, mais ça ne saurait tarder (sinon je lui botte les fesses). Et, je crois que c’est une tendance khâgneuse/historien(ne), elle écrit des pavés à la présentation indigeste sobre mais à la plume et l’humeur légères.
Ça se passe donc ici : Untitled Tastes of America [6] Et parce que je suis trop une génie diabolique, je lui ai même fait une version anglaise de son blog pour qu’elle que je bosse un peu son mon English of course et pour qu’elle domine le monde (rien que ça !).

Notes

[1] Je suis trop en retard, ce billet était initialement prévu pour le premier jour d’automne. Mais tout le monde s’en fout, je sais

[2] Je croule sous les choses à lire et assimiler… Cette année, je vais bouffer du podcast et du papier.

[3] Je ne voudrais pas vous bassiner avec le mot anglais, flip-flops, mais vous ne trouvez pas qu’il résume rien qu’à sa sonorité ce que sont les tongs ? Simplicité, désinvolture, légèreté aérienne et même un soupçon d’enfance ? Décidément, I <3 English.

[4] «You step onto the Road, and if you don’t keep your feet, there is no knowing where you might be swept off to.»

[5] Malheureusement pour mon porte-monnaie, mon deuxième chromosome X s’est enfin réveillé…

[6] De nous deux, je crois que pour les jeux de mots pourri (absolument jouissifs selon moi)elle me bat largement ;)

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