En Sorbonne.

En septembre, je me maudissais d’avoir quitté Fénelon, nid douillet à taille humaine et idéalement situé (à 2 min de la sortie de métro et du Gibert Jeune, à 5 min du meilleur RU de Paris), pour une Sorbonne labyrinthique.

“Excusez moi, vous pourriez m’indiquer où se trouve le service des bourses ?” “Galerie Claude Bernard, escalier P, 2ème étage, salle F653.” - “Euh…merci. Vous pourriez m’indiquer où se trouve la galerie Claude Bernard ? “

Je pestais contre l’amabilité en option du personnel administratif et contre la complexité des démarches à effectuer.

Rah, je n’avais qu’à remplir un stupide formulaire jaune pour khûber…C’est lequel que je dois faire tamponner ?

Inscription administrative effectuée. * Jingle triomphal * “Vous gagnez un niveau ! Vous pouvez désormais aller récupérer votre carte étudiante. Le personnel sera également plus aimable avec vous désormais.”

The adventure begins…

Mission 1 : Votre mission, si toutefois vous l’acceptez (vous n’avez pas le choix en fait !), consiste à décoder ceci et à réussir à vous faire un emploi du temps qui tienne la route.

Aaah trop fastoche ! CM pour cours magistral, ANH pour Histoire de la Langue ! Ah mince, c’était écrit tout en bas… Hmm et L5 AN 6320, c’est quoi ?!* 4h plus tard et beaucoup de cheveux en moins *Ook ! Ce sont les codes des options qu’on trouve dans la brochure. Et il faut que je pioche un peu partout pour faire mon emploi du temps.

C’est là qu’on se rend compte du génie pervers des vieux tousseux de la Sorbonne qui ont conçu le cadeau empoisonné par excellence. “Je veuuuux un retourneur de temps !! J’ai quatre cours en même temps ! Argh ! “.

Après avoir ordonné aux neurones, qui me restaient après 2 mois de béatitude stupidogène, de plancher sur le problème, je suis arrivée à un résultat satisfaisant qui ne m’obligeait pas à tordre le cou aux lois de la physique. “Victoiiiiiiiire ! I did it ! Yeaaah !” [1]

Mission 2 : Faire valider vos choix lors de l’inscription pédagogique.

Cruche et naïve, je suis à la lettre l’ordre établi par la Sorbonne, rouspétant légèrement contre le mauvais sort qui me faisait passer à 15h.
Je m’autorise même à me perdre (doux euphémisme…) dans les dédales de la Sorbonne à la recherche de l’UFR après avoir trainé mes frusques à Montsouris pour faire le bain de soleil. Pendant que je dormais tranquillement sur la pelouse, bercée par une légère brise, des charognes sans vergogne s’emparaient des meilleurs horaires !

Je m’attendais bêtement à ce que tout le monde respecte les heures de passage annoncés sur internet, je me suis retrouvée avec quelques compatriotes de prépa (entre pigeons quoi…) qui elles aussi ne savaient pas comment se débrouiller avec les restes proposés et la mauvaise surprise de voir que certaines options ne sont en fait pas facultatives…

EPIC FAIL !

Mission 2 : Try again !

Or is it ? Je sortais avec un emploi du temps merdique (osons le dire !) et l’obligation de me coltiner 3h d’allemand de 16h30 à 19h30 (version + commentaire). Autant dire que j’étais en mode berserk, prête à assommer le premier pékin qui oserait croiser mon chemin. “Ils veulent la guerre ? Et bien ils vont l’avoir ! Qu’il ne soit pas dit que prépa = pigeon d’assisté !”.
Pour survivre, il faudra s’adapter rapidement ou crever.

J’ai traversé les marécages hochiens, le rude désert de la khâgne, la jungle parisienne souterraine ; terrassé des bots philosophes, c’est que je suis pas une noob ramollo du bulbe moi !

Je décidai donc de glaner le plus d’informations possibles en laissant traîner nonchalamment mes oreilles. C’est ainsi que j’appris que certains cours qu’on nous avait assuré être archi plein avaient été ré-ouverts et que l’on pouvait aussi se présenter au cours voulu et supplier prof de nous accepter. En fouillant le site de la Sorbonne, j’ai également découvert que je pouvais prendre croate comme deuxième langue et me débarrasser d’un cours d’allemand qui s’annonçait pénible.

Tout s’est arrangé finalement ! J’ai béni au moins mille fois le croate et mon culot sans lesquels je me retrouvais avec un emploi du temps qui ressemblait à un gruyère plus qu’entamé.
C’est qu’il avait raison ce bon gros hideux de Danton : “De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace” et la partie est sauvée !

Ça s’annonce pas si mal la fac tout compte fait ;)

Notes

[1] A ce stade du jeu, je ne savais pas qu’il manquait environ 7h à caser…

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