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3 octobre 2017

Sectobre

Septembre, c’est toujours ce mois qui passe un peu vite parce que je reprends doucement ma vie francilienne et sa cadence effrénée et épuisante. Cette année, je n’ai tellement rien vu venir que j’ai dû mal à croire qu’un mois ait pu se caser aussi furtivement entre mon retour et maintenant.

Trop de monde, trop de bruit. Les premiers jours dans les transports sont les plus difficiles. Ce quotidien semble tellement absurde et j’ai une pensée pour tous ceux qui sont contraints de faire l’aller-retour métro-boulot-dodo tous les jours dans des conditions parfois déplorables. Coincée entre deux inconnus, je peste contre le manque d’investissement dans le réseau ferré francilien, les chefaillons présentéistes, les personnes sur les voies… Et puis, doucement le corps et l’esprit se réhabituent et recréent une bulle où se lover.

À peine rentrée, direction Londres le temps d’un long week-end pour aller voir l’exposition Pink Floyd au Victoria and Albert Museum qui est… insérez ici vos adjectifs et vos interjections dithyrambiques préférés… waouh !

L’expérience est géniale. J’en suis ressortie débordante d’enthousiasme avec l’envie d’y retourner tellement ses contenus sont riches, passionnants (iconographie, musiques, films, témoignages, instruments, décors)1 et très bien mis en valeur. On pourrait facilement y passer la demi-journée ou plus.

Retour à Paris et en banlieue. Les souvenirs s’entremêlent déjà badminton, les balades automnales en forêt et en bord de Seine, les glaces Berthillon sous le soleil.

Et puis Lille, brièvement pour le boulot. Mieux vaut ne pas calculer le ratio sucre absorbé/temps passé sur place entre les gaufres fourrées, le merveilleux et le cramique avalés le même soir. Le peu que j’en ai vu avait l’air très sympathique et j’ai hâte de pouvoir y retourner.

Pas si mal pour un mois de septembre où j’ai eu le sentiment angoissant de ne rien réussir à faire et à gérer.


  1. Je n’ai pas pris le catalogue de l’exposition sur le coup (c’est lourd !), mais je pense que je vais me rattraper. 

21 septembre 2017

Dix ?

Ce blog regorge de billets d’annonce de reprise qui pour diverses raisons ont toutes finies en queue de poisson, mais depuis 2006 ou 20071 et mon passage à Dotclear, je ne l’ai jamais fermé et j’ai toujours pris soin de le mettre à jour même quand je n’écrivais plus.

Mon bol de céréales ne s’est pas trompé, Bribes de réel semble effectivement destiné à une espérance de vie bien plus longue que celle de ses malheureux prédécesseurs (et de toutes les autres expériences parallèles2 ouvertes ensuite).

À l’origine, je trouvais le blog trop bien nommé pour un blog perso. J’avais de naïves velléités d’écriture que la prépa piétinera. Oser écrire alors que je ne sais que balbutier et aligner maladroitement des mots ? Près de dix ans plus tard, je me souviens encore de cette blessure infligée par ces premiers mal dit ou très mal dit en marge de mes copies.

Mon rapport au langage est encore aujourd’hui très difficile et j’enrage souvent de me sentir si maladroite et pataude. Je ne vous parle même pas de ma frustration avec le vietnamien ou le croate. L’une de mes obsessions et de mes angoisses existentielles, c’est de ne pas réussir à m’exprimer et de perdre l’usage du langage : oublier les mots, ne plus les comprendre et devenir incapable de dialoguer.

Face à cette angoisse qui se fait plus forte depuis quelques années, j’aimerais m’astreindre à plus de régularité ici (ou sur un autre format, peu importe). Sortir des listes à puce, des quelques bouts de phrases verbales que je griffonne ou saisis hâtivement ou péniblement un peu partout. Carnet(s), bouts de papier, diverses applis sur iPhone ou iPad, fichiers textes sur l’ordi, véritable capharnaüm numérique.

Le début de ce billet a été écrit peu après mon retour de Croatie, j’étais alors très enthousiaste, stimulée par mes lectures de François Bon. Je le reprends une dizaine de jours plus tard, avec moins d’énergie, mais encore motivée3.

À suivre. En attendant, joyeux non-anniversaire à Bribes de réel !


  1. N’ayant pas gardé ou perdu certaines de mes archives, le blog n’a pas de date anniversaire. Vous ne trouverez d’ailleurs pas un seul billet écrit à cette époque dans mes archives. Le seul rescapé de ma folie destructrice et de mon inconscience informatique (des sauvegardes, mais pourquoi faire ?) est désormais hors ligne. 

  2. J’aimais beaucoup tester de nouvelles plateformes, trouver des noms et m’éparpiller, mais je ressens dernièrement le besoin de me recentrer sur un nombre restreint d’outils et d’endroits. Alors même que j’écris cette note de bas de page, il me vient l’idée et l’envie d’ouvrir un nouveau blog que j’intitulerais Notes de bas de page

  3. Je ne me sens pas encore capable de m’imposer des défis chiffrés comme le NaNoWriMo ou le projet Bradbury qui m’inspire plus, mais j’aimerais bien écrire une fois par semaine au moins. 

31 août 2017

Derniers jours

Les longues et nonchalantes journées d’été s’étiolent inexorablement. Soudain août s’achève déjà, emportant avec lui la torpeur estivale.

Mon autre vie, mon quotidien, se rappelle à moi. Il faut songer à rentrer. Le cœur un peu plus lourd chaque année depuis cette double prise de conscience il y a dix ans que mes deux vies, croate et française, s’éloignent peu à peu malgré mes efforts et que la part croate se réduira certainement un peu encore au fil des années. Alors je multiplie les allers-retours, mais ça ne suffit pas à adoucir cette mélancolie secrète que je dissimule à ma famille.

À chaque fois, la fermeture de cette parenthèse croate que j’associe intrinsèquement à l’été (et inversement, il n’y a véritablement d’été que s’il est passé en Croatie) est une déchirure que je comble de larmes une fois dans la salle d’embarquement.

Je n’ai pas les mots pour exprimer, avec justesse, l’amour que je ressens envers ce petit bout de village familial, l’Adriatique et ces montagnes qui m’entourent et gardent précieusement les souvenirs que je leur ai confiés.

Aussi m’en vais-je les contempler, encore tant que je le peux, sous les étoiles.

13 août 2017

Dotclear 🎂

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Dotclear, mon outil de blog préféré depuis presque 10 ans.

Un grand merci à Franck pour le boulot fourni et un très bel quatorzième anniversaire à Dotclear !

2 août 2017

Burning 🔥

La version 2.12 de Dotclear est sortie et j’ai enfin mis à jour ! J’en profite donc pour écrire un billet et donner des nouvelles, du fin fond de mon petit village croate où je passe l’été.

Je commence à ralentir progressivement la cadence effrénée des derniers mois. Il était temps. Au bout d’un moment, le corps et le cerveau ne suivent plus ; la mule ne veut plus tirer. Je reconnais être proche de la saturation et du burnout, malgré des conditions de travail assez idéales (télétravail, holacratie, horaires souples…). Sur le sujet, je vous renvoie vers l’excellente initiative et sensibilisation de Marie-Cécile Paccard et Goulven Champenois sur le burnout, Burnout : rallumons la flamme.

Au programme d’août, continuer à aller nager tôt le matin ou lorsque le soleil se couche, me promener dans la montagne, passer du temps avec ma grande famille, lire, me reposer et regarder les étoiles en espérant en voir filer quelques unes. Rajoutons à cela si j’ai le temps, m’occuper de mon blog1 et écrire plus :)


  1. Chantier en cours comme vous pouvez le voir ! 

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