J’ai plein de choses que j’ai envie de vous dire, je ne prends pas souvent le temps de les écrire[1] et je les oublie.

Endométri(ch)ose

D’abord, concernant l’endométriose, c’est presque comme si ça n’était jamais arrivé et ça semble drôlement loin tout ça. Tout se remet doucement en place[2] et la visite d’il y a quelques jours chez ma gynécologue confirme que tout va bien. On va encore se voir pour ajuster des points de détails, mais croisons les doigts, ça ne sera bientôt plus qu’un mauvais et douloureux souvenir - et loin d’être le pire de 2016 !

J’espère bien vous suivre dans le futur pour une grossesse. Il n’y a pas si longtemps, cette phrase et la mention de ma fertilité m’auraient fait bondir. Toute à ma douleur, l’apparente obsession de mes médecins pour la préservation de ma fertilité lors du traitement me révoltait. J’avais juste envie de hurler « JE VOUS PRIE DE REVOIR VOS PRIORITÉS, BANDE DE NATALISTES ! » ou d’autres choses moins polies, mais toujours avec des guillemets français et en Caps Lock accentuées, parce que faut pas déconner, ma vulgarité a des limites.

Sauf que c’était dit avec un si gentil sourire, que je ne me suis pas offusquée[3] et que je me suis même dit que ça serait drôlement pas mal, mais dans une paire d’années hein.

D’ailleurs, sur le désir ou non d’avoir un enfant, j’ai lu un billet de blog qui a pas mal résonné chez moi et je ne me souviens absolument plus chez qui et que j’ai retrouvé grâce à Annso !

Je voudrais des enfants. Éventuellement. Si je rencontre « la bonne personne ». Pas comme un besoin égoïste, ni une manière de m’accomplir, ni une obligation sociale, ni un état à plein temps. Un projet de vie à deux parce que j’ai fini par comprendre ce que signifie pour moi l’idée d’être parent : la transmission des valeurs. (…)
Devenir parent(s) - ou ne pas, Mademoiselle LaNe

Et en passant, le compte Twitter @MereFeministe et le blog Maternités féministes, parce que c’est drôlement intéressant.

+1 : bienveillance & estime de soi

Je n’ai pas envie de tirer de bilan de mes 26 ans et n’en ressens plus (ou moins) le besoin. La vie, fort heureusement, résiste encore à la catégorisation et à la quantification[4] et ne se résume pas, faute de passer à côté de l’essentiel.

Je me suis et ai été secouée un peu rudement de ce que je craignais être un confort étouffant. Et je continue à faire des choix inconfortables, mais qui me semblent être les bons. Heureusement, je suis née sous une sacrément bonne étoile et j’ai la chance de connaître des gens formidables.

J’ai 27 ans depuis bientôt 2 mois (je ne m’y fais pas encore :p) et j’entame désormais cette année de plus avec beaucoup plus de sérénité que l’an dernier, après un gros passage à vide à l’approche de mon anniversaire où je me suis demandée s’il ne valait pas mieux que je disparaisse de la vie de tout le monde[5]. Dans ces moments-là, j’ai appris à solliciter les ami·e·s et les copains, même si c’est de manière détournée à l’occasion d’un On se voit quand ?[6].

Plus sereine donc et plus bienveillante envers moi-même. J’ai arrêté de m’accuser de tout et n’importe quoi ou de me cracher des saloperies au visage. Je suis bien loin d’avoir réglé mes névroses, mais on apprend à se connaître et je trouve que je compose bien mieux avec.

C’est plutôt chouette de vieillir finalement.

TLDR : ce billet ne parle absolument pas du Brexit.

Notes

[1] Un jour, je devrais prendre le temps de rassembler toutes les bribes que je rédige sur mon téléphone depuis 2/3 ans et dans des carnets que j’éparpille.

[2] Les effets du Decapeptyl ont complétement disparu mi-juin.

[3] C’est inenvisageable. D. n’en veut pas. Jamais ! Je serai une mère horrible et c’est trop de responsabilités de toute façon. Foutez moi la paix, je fais des gosses si je veux et pas pour le taux de natalité du pays. Et du coup, rien que pour vous emmerder, j’en veux pas ! Hahaha, vous voilà bien ! Le monde, c’est de la merde et l’avenir est dark and full of terrors !

[4] J’ai en tête bilan comptable et bilan pédagogique et financier. J’imagine avec horreur un monde où on mesurerait et évaluerait chaque seconde vécue à l’aune de l’utilité et du profit.

[5] Parfois, j’ai tendance à dramatiser un peu. Ça se soigne :)

[6] Des énormes bises à ceux et celles qui ont été là pour moi à ce moment là. Et rien à voir, je me rappelle d’une interrogation qu’on avait eu avec Kozlika et Franck sur le point médian sur Mac. Il faut faire Alt + Shift + f !