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Cette année 2016-20171 a été extrêmement riche professionnellement avec 4 embauches formidables, des projets intéressants et stimulants, de nouveaux clients, des idées et des envies à foison.

Ça me démange parfois parler de mon boulot ici et ne pas me contenter de l’évoquer parce que notre projet d’entreprise est une aventure qui me passionne autant que notre domaine d’expertise. Néanmoins, j’aime trop l’idée que ce blog soit un espace personnel, éloigné de ce boulot qui prend déjà tellement de place, non que je m’en plaigne, dans ma vie.

Lorsque tout s’accélère et que la fatigue, la frustration et le stress s’accumulent jusqu’à provoquer un sentiment d’étouffement et de ras-le-bol, je m’accroche aux petites choses2, à la fois bouées et bouffées d’oxygène, qui contribuent à pimenter, enchanter, adoucir, égayer le quotidien.

Pour m’en souvenir, je prends beaucoup de photos et parfois j’écris des bribes que j’oublie ensuite dans les applications où je les ai semées. J’en partage finalement assez peu.

Près de chez moi

Ces derniers mois, je me suis rendue compte que j’étais extrêmement attachée à ma petite banlieue et surtout à mon quartier.

J’ai la chance de vivre dans un coin très vert, entourée d’arbres, de grandes étendues d’herbes et de fleurs sauvages. Je ne sais si c’est une nouvelle politique de la ville, mais les pelouses ne sont plus tondues entièrement et aussi fréquemment, avec pour heureuse conséquence d’avoir un champ de pissenlits magnifique en face de ma chambre.

La vie de quartier est plutôt agréable, surtout depuis que la population s’est diversifiée et qu’une épicerie africaine mais pas que (merci à eux de me fournir en paquets de riz thaï de 10kgs, parce que je ne le répéterai jamais assez, le riz, c’est la vie !) a ouvert il y a deux ou trois ans.

Je ne sais pas encore si je m’installe complètement, mais c’est la première fois que je commence à me dire que je suis plutôt bien quelque part.

Pas très loin, un projet de potagers urbains partagés a vu le jour et j’y ai planté des potimarrons \o/ À voir ce que ça donnera sur le long terme, je trouve en tout cas l’idée excellente. Des plantes, j’en ai également quelques unes sur mon balcon (plante grasse intuable dont j’ai oublié le nom, menthe, basilic, marjolaine et lavande) et je ne pensais pas que ça me procurerait autant de joie de les voir pousser.

En parlant de jardin, à l’initiative de Nasiviru et Le Roncier, le ParisCarnet de mai (je crois) s’est transformé également en bourse aux plantes. Malheureusement, mauvais timing, j’ai tué les bébés plantes qu’on m’avait donné en n’ayant pas de quoi les rempoter.

Les chouettes gens

Je me fais souvent la réflexion que je connais de bien belles personnes (et souvent, mais moins maintenant, je me demande ce qu’elles peuvent bien me trouver). J’ai eu l’impression qu’elles m’ont particulièrement aidée ces derniers temps et je leur en suis grandement reconnaissante.

Mi, une personne formidable et que j’ai la chance d’avoir comme collègue m’a fait une poupée kawaii comme tout à mon effigie et qui sent bon la lavande. C’est à la fois super mignon et très utile en cas de rhume :D #PratiqueEtMignon

Ce qui me fait penser à cette réflexion d’Amanda Palmer dans une interview :

« la vie est trop courte pour travailler avec des gens que je n’ai pas envie de connaître mieux. »

C’est une chance incroyable d’être entourée au boulot de personnes que j’apprécie et je la mesure tous les jours quand j’entends des proches raconter leurs mésaventures.

Une amie m’a fait la surprise de passer à la maison après son voyage en Écosse. Événement planifié en fait de longue date ensemble, mais que j’avais complètement oublié et qui m’a sauvé mon week-end. En allant la chercher à l’aéroport, tout le stress de la conduite avec connards hostiles sur la route s’est dissipé devant un coucher de soleil et un ciel fabuleux avec envol d’avion.

Alors que ça n’allait pas super fort, Sacripanne m’a invitée à un brunch en chouette compagnie. Qui peut résister à Lomalarchovitch devant la harpe en carton <3 ?

Berthillonner3 avec la souris après une grosse journée de boulot est toujours un plaisir. Cette fois, trio chocolat, vegan (dattes, noix de cajou et ?) et figue. Un délice !

Et autres

Il y a aussi des choses dont j’ai envie de vous parler plus en détails et que j’espère prendre le temps de faire.

En attendant, je vous embrasse et vous souhaite de passer une belle journée !


  1. Je ne suis pas prof, mais j’ai gardé l’habitude de raisonner en année scolaire. 

  2. Je considère ma capacité à voir et m’arrêter devant des petits détails du quotidien comme une qualité précieuse que j’espère toujours conserver. Le merveilleux est à nos pieds, à nous de savoir lui faire de la place et de l’accueillir dans nos vies. 

  3. Berthillonner : décider d’aller manger une glace Berthillon à l’improviste et discuter de tout et de rien en se promenant. 

14 avril 2017

Harpiste en herbe

Malgré une fin de semaine stressante au possible, j’entame le week-end épuisée, mais sereine et confiante, comme, je crois, je ne l’ai jamais été1.

Depuis quelques temps, vous pouvez suivre les sons que je produis très modestement à la harpe sur mon compte Instagram (#HarpisteEnHerbe), faute de mieux.

Au départ, c’est parti d’une vidéo faite parce que je me trouvais bête de ne pas avoir osé jouer devant des amis. J’ai continué parce que Kozlika me l’a suggéré et qu’à mon grand étonnement, il y a des gens qui trouvent ça chouette.

La qualité de la vidéo et du son est médiocre2. Mon installation précaire : mon iPhone tient en équilibre sur un bout de tréteau pas du tout adapté pour. L’idée, c’est que la publication ne me prenne pas de temps et que je sois régulière. Donc, je filme, je joue, je coupe et je publie dans la foulée. Parfois, je m’y reprends à plusieurs fois pour ne pas publier quelque chose de trop brouillon tout de même.

Je réfléchis à mettre ça ailleurs que sur Instagram, parce que je n’aime pas l’interface et que je ne la trouve pas appropriée3.

En parlant de progression, aujourd’hui, c’était la reprise des cours avec Lucie. L’ambition, c’est de tenir le rythme d’une fois par semaine et parfois deux quand c’est possible.

Jusqu’à juillet, ça promet donc d’être des mois chargés en harpe.


  1. Je me sens bien, très bien même. Je crois que ces 28 ans vont être superbes :) 

  2. J’avais pris l’habitude de m’enregistrer avec mon Zoom à chaque session, mais outre que personne n’a envie de m’entendre jurer lorsque je rate une note, publier une séance de travail n’a aucun intérêt. Il faudrait retravailler l’enregistrement et je sais que je n’aurais pas le courage de le faire régulièrement. 

  3. J’ai envie de constituer un journal de bord pour évaluer ma progression et je ne m’y retrouve pas vraiment sur Instagram. 

12 mars 2017

La harpe, ça cartonne.

Observer Lomalarchovitch, 2 ans et demi, découvrir ma harpe et jouer avec plein d’entrain, ça m’a fait drôlement plaisir1 et ça m’a beaucoup touchée.

Je ne me rappelle pas de ma première rencontre avec cet instrument ni ce qui m’a décidée. D’après ma mère, je suis venue la voir un jour avec un air très sérieux. Maman, je veux faire de la harpe. Ça a toujours été la harpe et rien d’autre. Comme une évidence. Je devais avoir 6 ou 7 ans.

J’ai eu de la chance. L’école de musique du coin pratiquait des tarifs adaptés en fonction de chaque situation familiale et ma mère s’est démenée pour moi et m’a toujours encouragée, malgré la somme que la location de l’instrument représentait pour elle2. Quelques années plus tard, lorsqu’on a déménagé, j’ai arrêté, dégoûtée par la pratique en conservatoire et les prix demandés3.

J’ai repris en 2013-2014 pour tenter de me sortir de ma dépression. Un peu par hasard (et par manque d’argent), j’ai découvert la harpe celtique, Stivell et surtout une prof géniale, Lucie Morice, que je vous recommande chaudement si vous cherchez un enseignement vivant, bienveillant tout en restant exigeant et moderne. C’est une grande et généreuse harpiste qui mériterait d’être bien plus connue.

Je regrette régulièrement que la harpe soit un instrument cher et donc trop souvent inabordable pour la plupart des gens. Son prix, conjugué à sa relative fragilité et à son poids, en fait, qu’on le veuille ou non, un objet précieux, que l’on craint de toucher ou de voir touché par d’autres que soi de peur qu’ils l’abîment4. C’est dommage pour un instrument, vous ne trouvez pas ?

Sa fragilité et son poids sont également une source de frustration. Impossible de la prendre avec moi en Croatie, de me poser dans un parc avec ou de l’apporter chez des amis (si j’osais jouer devant eux :D).

J’ai longtemps cherché une solution économique et transportable sans succès. Je suis tombée sur le projet des harpes en carton de l’association Pop’Harpe un peu avant mon départ en vacances fin janvier sans avoir eu le temps de trop creuser, un peu sceptique sur le matériau. Du carton, et puis quoi encore ? Ben effectivement, elle semble sonner plutôt bien pour une harpe en carton et fils de pêche !

En lisant la présentation du projet sur Ulule, tout m’enthousiasme : le caractère social, la recherche musicale et l’inventivité des créateurs, la robustesse et le poids plume de l’instrument5 et l’aspect pédagogique et ludique de fabriquer sa harpe.

Je me suis inscrite au prochain stage disponible. C’est en mai, j’ai un peu hâte !


  1. Il a une joie si communicative, c’est un bonheur ! 

  2. Si vous le pouvez, je vous conseille de privilégier l’achat d’une harpe d’occasion que vous pourrez revendre ensuite, ça ne décote pas beaucoup. Et vous vous éviterez le déchirement que ça a été pour moi de devoir rendre ma harpe. 

  3. J’ai le vif souvenir de ne pas m’être sentie pas à ma place au milieu de tous ces enfants et de m’être révoltée après avoir appris que ma mère payait autant que leurs parents alors qu’ils étaient plus riches. 

  4. J’ai appris à lâcher prise à ce sujet et la joie de faire découvrir mon instrument à ceux qui viennent à la maison l’emporte sur la crainte irrationnelle de voir ma harpe détruite entre d’autres mains que les miennes. 

  5. Énorme coup de cœur pour le projet Mochilarpa et cette harpe bleue décorée avec des cartes IGN <3 

29 décembre 2016

Interconnexion à Nanterre

L’interconnexion à Nanterre-Préfecture ne sera pas assurée.

Il y a des phrases qui à force d’être entendues ou lues se gravent dans votre esprit.

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27 décembre 2016

Des faits secondaires

Badminton, ballet, boulot[1]. Surtout boulot. Et à fond. Le boulot. Un peu trop.

Je ne me plains pas, je vis une aventure professionnelle passionnante avec des collègues formidables et que j’aime. J’en oublie juste parfois que je n’ai pas de corps de rechange et que ça serait con de m’user prématurément. Déjà que bon…

Puisque j’en suis à évoquer mon corps déjà un peu défectueux, côté endométriose, la bête est belle est bien endormie au prix de quelques effets secondaires à peu près sous contrôle désormais[2].

Je finis l’année presque épuisée au ralenti.

Un réveillon à l’Opéra de Paris pour revoir le Lac des Cygnes[3]. Et comme l’an dernier pour La Bayadère, c’était « wahou, grand sourire heureux et étoiles dans les yeux, sautille et tourne sur elle-même », au rythme de la danse des petits cygnes. Effet secondaire contre lequel on ne vous met pas en garde, vous risquez fort de rentrer chez vous en fredonnant les différents airs du ballet.

Un voyage dans l’espace, les étoiles et la poésie avec Les Seigneurs de l’Instrumentalité de Cordwainer Smith, la très belle découverte SF, que je dois à mon collègue Jean-Pierre.

Et beaucoup de repos.

Notes

[1] Et récemment Babbel par intermittence grâce à Vi <3

[2] J’utilise une application, Clue, pour gérer et c’est plutôt fiable. Ça permet d’anticiper les crises d’angoisse et les soudains états dépressifs liés, d’après mon observation empirique, à mon SPM, depuis que je suis sous traitement hormonal. Quelle merde quand même !

[3] Magie de Noël ou meilleure distribution, c’était très supérieur à l’avant-première Jeunes.

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